RENÉ AUBRY
EN 2006
SORTIE DE L'ALBUM
"MÉMOIRES DU FUTUR"


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REVUE DE PRESSE

9 mai 2006
René Aubry
"Mémoires du futur"
Comme Todd Rundgren, Mike Oldfield ou Prince, mais dans une approche moins clairement pop-rock - quoique -, René Aubry prend souvent en charge la quasi-totalité des instruments dans ses enregistrements. Seul, ou presque - Daniel Beaussier est aux clarinettes et au saxophone sur deux compositions -, il l'est dans Mémoires du futur.
On y entend des murmures vocaux, une exécution - guitares, mandoline, claviers, percussions mélodiques - qui tient le spectaculaire à distance, chaque note prenant le temps de son déroulé.
Une forme de sérénité qui n'appelle pas au contemplatif benêt, mais incite à ralentir notre vie pour laisser s'insérer des airs lointains - on sent, peut-être à tort, une inspiration chinoise -, des effleurements.
Précieux par sa complexe simplicité et ses douceurs qui recèlent par moments de la gravité.
Sylvain Siclier

MAGAZINE
11-17 mai 2006
René Aubry
Tout le monde connaît les belles musiques instrumentales du compositeur, qui ont fait le bonheur des génériques télé (Bas les masques, Télématin) ou des spectacles de Carolyn Carlson et de Pina Bausch.
Son quinzième album, Mémoires du futur, illustré par le dessinateur Lorenzo Mattotti, paraît comme les autres : en toute discrétion.
Les chansons de cet artiste polyvalent et solitaire laissent la part belle à l'imaginaire. Des guitares électriques, des banjos, des djembés, des claviers illustrent des musiques évasives, méditatives, cristallines, parfois répétitives.
Graeme Allwright prête sa voix délicatement sixties sur Viendras-tu avec moi ? et Piero Ciampi son chant italien sur Ha tutte le carte in regola.
G.M.

LA TRIBUNE DE LA RÉGION MINIÈRE
29 mars 2006
René AUBRY, L'INCLASSABLE
René Aubry est un musicien inclassable. Il parait que les disquaires ont du mal à le ranger dans un rayon: classique, ballet new-âge, musiques nouvelles, rock, variété, musiques du monde...???
Mais est-il musicien, ou plutôt, qu'entend-on par musicien ? Car René Aubry compose, joue de divers instruments (guitare acoustique ou électrique, banjo, mandoline, cymbalum, djembés, harmonica, claviers, bouzouki, accordéon, banjoline, balalaïka, percussions: je dois sans doute oublier quelque chose...), il programme, s'occupe de la prise de son... Là encore on ne sait trop où le situer! De plus, il prétend composer des "chansons sans paroles", signe des musiques
de film ou de ballet (on pense à sa collaboration avec la chorégraphe Carolyn Carlson)...
Toutes ses musiques se suffisent à elles-mêmes, pouvant être écoutées indépendamment des films ou des ballets pour lesquels elles ont été écrites. Bref, et si René Aubry n'était que René Aubry, un inclassable ? C'est ce que je me dis en écoutant son dernier opus, "Mémoires du futur" et en lisant le petit texte l'accompagnant que j'ai reçus avant la sortie du disque prévue pour le 10 avril 2006.
Si René Aubry est un musicien discret (on l'entend rarement à la radio, on ne le voit jamais à la télévision), sa musique hante les mémoires car dès qu'on l'a entendue une fois, on la reconnaît tant elle est personnelle, originale. Cette originalité est d'ailleurs très étrange, paradoxale même car René Aubry prend son bien là où il le trouve: s'il mêle volontiers "harmonies classiques et instrumentation moderne", s'il emprunte des échantillons de voix ou de violons à des oeuvres
du répertoire, le travail de fusion qu'il opère aboutit toujours à quelque chose d'unique.
Il y a bien un style Aubry!
"Mémoires du futur", le quinzième enregistrement de René Aubry depuis 1983, ne m'a pas déçu. J'aime cette musique aérienne dont l'apparente légèreté ne va pas sans une mélancolie certaine, les deux tendances se fondant harmonieusement en un son fluide. Musique insolite en ces temps de cacophonies diverses! La musique de René Aubry est lente mais non sans rythme, méditative mais non sans relief, mélodique mais d'une mélodie qui ne s'interdit pas des échappées buissonnières... "Mémoires du futur" est une interrogation sur notre avenir, ni pessimiste, ni optimiste, mais lucide et mélancolique. Le son traduit parfaitement ce climat mental. Tout reste possible même si ça paraît mal parti ; tout, donc le meilleur..., semble nous dire cette musique.
Je ne sais si je traduis bien l'impression ressentie à l'écoute de ce disque mais ce sont les mots qui me viennent... A noter aussi que René Aubry, reprenant deux chansons (dont "Viendras-tu avec moi ?"
du trop oublié Graeme Allwright), s'essaie au chant: sa voix s'accorde à l'atmosphère de ces "Mémoires du futur" qui se nichent au plus profond de nous-mêmes.
Une ode magistrale à la mélancolie!
Lucien WASSELIN

L'EST RÉPUBLICAIN - Supplément magazine
7 mai 2006
LES MÉMOIRES DE RENÉ AUBRY
Réflexion sur le futur avec le musicien originaire des Vosges.
Après le déluge de "Seuls au monde", René Aubry est revenu à plus de sérénité, même si son quatorzième album fait la part belle à la mélancolie. Le titre générique, décliné une seconde fois dans la succession des treize morceaux, résume cette nouvelle approche du monde dans un entrelacs fascinant de cordes et de piano. Ces "Mémoires du futur" ne pouvaient être seulement joyeuses tant le monde trébuche plus qu'il ne tourne. Cette quatorzième réalisation a touteune histoire, liée à la naissance d'un petit garçon, le troisième enfant du musicien. Son année sabbatique a, en fait, servi de prétexte à une déclinaison de mélodies superbement troussées dont les noms ne sont venus que plus tard. On y passe d' "Amnésie" à "Naufragés du temps" et "Carrefour de la nuit".
Autant de considérations sur le quotidien venues durant une période particulière de la vie de l'artiste. "J'ai imaginé ce que pouvait attendre ce bébé, repensé également à la vision que nous nous faisions de l'an 2000, qui constituait une date référence, et ce qu'il en est vraiment puiqu'on y est." Deux réalisations posent leur différence simplement parce qu'elles sont chantées. La première, "Viendras-tu avec moi?", est adaptée du répertoire de Graeme Allwright. "C'est venu à moi un peu comme je l'avais fait avec Brassens. J'ai toujours aimé cette composition, ne serait-ce que pour l'étrangeté du propos développé." L'histoire de la seconde interprétation est encore plus étonnante. Le CD prend fin sur "Ha tutte le carte in regula", morceau qui s'impose dès la première écoute. René raconte comment le directeur du festival de Bari, où il s'était produit en 1994, lui a fait découvrir son auteur, le chanteur Piero Campi. Aujourd'hui disparu, il demeure très peu connu de ses concitoyens. "Mort à la fin des années 70 il n'a que peu enregistré. II a signé l'ensemble de son répertoire. Difficile de le décrire, le situer. On pourrait parler d'un personnage entre Philippe Léotard et Serge Reggiani... Un mec particulièrement touchant qui a fait de vraiment belles choses. Une anecdote le raconte complètement: après avoir signé son premier contrat, il a disparu, argent en poche, durant une année."
Parti d'Epinal. guitare sous bras, le bac à peine obtenu. René Aubry s'il rêvait d'abord rock'n roll, a su se bâtir un vrai destin musical loin des artifices que cultive le genre. Celui qui, adolescent, chantait dans les cabarets de la Cité des Images, a signé avec un égal bonheur les livrets de la chorégraphe Carolyn Carson, composé des pièces pour accompagner les pièces du marionnettiste Philippe Genty.
Plusieurs de ses morceaux choisis sont devenus les génériques d'émissions célèbres. Il ne devait que finir par associer son nom à des BO de films. Après celles de "La révolte des enfants" et "Killer Kid", on retrouve sa signature en 2004 au générique de "Malabar Princess", gros succès populaire.
La scène fait depuis plus de vingt ans partie de l'ordinaire de René Aubry. Il s'y révèle plutôt convainquant comme ont pu le constater les spectateurs de NJP.
Ultime précision: pour la quatrième fois, le livret est illustré par le dessinateur italien Lorenzo Mattotti, un trait aussi élégant que l'univers du musicien.
Jean-Paul GERMONVILLE

L'YONNE RÉPUBLICAIN
14 mai 2006
Homme libre
René Aubry "Mémoires du futur"
15 albums déjà et pourtant, René Aubry demeure un artiste rare. Parce que les grandes antennes ne lui accordent aucune place, parce que sa création est étonnante. Aubry a accompagné Carolyn Carlson, Philippe Genty, de nombreux réalisateurs... "Mémoires du futur", son dernier cd, balancce entre légèreté et gravité, entre nostalgie et espoir.
Au brouhaha fracassant des amplis, le compositeur préfère le murmure et l'esquisse. Ses combinaisons de notes sont délicates au point que l'on oublie la savante alchimie qui prélude à leur naissance. René Aubry aime la simplicité : il travaille souvent seul, chante, maîtrise guitare électrique et acoustique, banjo, djembés, mandoline... Sur "Mémoires du futur", il accueille toutefois le saxophoniste et clarinettiste Daniel Beaussier, et la voix du défunt poète maudit italien Piero Ciampi.
Cet album est l'oeuvre d'un homme libre qui offre du temps et des silences harmoniaux à qui veut l'écouter.
V.R.

TV Hebdo
28 mai - 3 juin 2006
René Aubry:
Mémoires du futur
Avec cet album délicat et inspiré, ce musicien, qui a écrit pour des spectacles (Carolyn Carlson, Pina Bausch), des téléfilms et des films (Malabar Princess), atteint la plénitude de son art.
Avec des mélodies tristes ou enjouées, et une maîtrise des instruments, René Aubry nous convie à un voyage aérien, riche en clins d'oeil.
Et une version étonnante d'un classique de Graeme Allright, Viendras-tu avec moi ?

L'UNION-L'ARDENNAIS - Supplément magazine
14 mai 2006
Le disque de la semaine
RENÉ AUBRY: MÉMOIRES DU FUTUR
René Aubry, compositeur qu’il serait trop simple de classer dans le style new age, revient avec une régularité de métronome à raison d’un album tous les deux ou trois ans.
Dans sa tonalité générale, celui qui vient de sortir, "Mémoires du futur", s’apparente davantage à l’avant-dernier, "Seuls au monde", un album sombre qui avait en partie été inspiré par les tristes événements du 11 septembre 2001, plutôt qu’à celui de 2004, "Projection privée", fondé sur une thématique polar et cinéma.
Le titre "Mémoires du futur" est paradoxal car rien n’est jamais simple. Et encore moins chez Aubry qu’ailleurs. À la lumière de notre passé, le futur terrestre ne serait-il pas alarmant ? Compositeur assez descriptif de ses humeurs et de ses interrogations, René Aubry sait manier la lourde nappe de synthé ou les notes les plus étranges (angoissantes ?) du cymbalum et de la mandoline pour jeter un voile de doute.
Le morceau titre (divisé en deux parties) peut laisser une impression ambiguë de quiétude et d’inquiétude à la fois.
Comme d’habitude, René Aubry fait presque tout (guitares, claviers, percussions, harmonica, banjo…).
Dans "Amnésie", "Lonesome Clone", "Le Givre et l’Oubli", "Remember", le tempo continue d’imposer une lenteur processionnaire propice à la méditation. Enfin, le compositeur chante sur trois morceaux, dont une reprise de "Viendras-tu avec moi ?" de Graeme Allwright. Mais cet exercice rare pour René Aubry reste lui aussi d’une lente et belle mélancolie.
Patrick FLASGHO

LA MARSEILLAISE
Mai 2006
Douceur et poésie
"MÉMOIRES DU FUTUR"
René Aubry
René Aubry nous revient avec une galette dont il a le secret. Des mélodies suaves aux dynamiques placides, des moyens minimalistes et un discours sobre fondé sur des boucles binaires ou ternaires qui fondent un style personnel : une signature!
C'est toujours très bien réalisé..... la dissonance est rare... Pas une note plus haute que l'autre ! On suit avec plaisir les 13 plages de ce CD qui nous conduisent dans un univers poétique, jalonné de sonorités perlées au piano, doucement rythmé aux djembés et coloré des sonorités de guitares, de mandoline, de cymbalum, de saxophone, de clarinette....
Les titres évoquent le temps, la mémoire, l'amnésie, l'oubli et la nuit, avec aussi quelques paroles susurrées, isolées... en français, en italien.
Un univers énigmatique que l'on imagine volontiers comme support musical à des chorégraphies contemporaines !
J.F.

LA GAZETTE Nord-Pas de Calais
18 mai 2006
René Aubry - Mémoires du futur
René Aubry est un incorrigible rêveur dont les albums seraient l'exact reflet de ses songes enjoués ou inquiets. Signataire de magnifiques compositions scéniques (pour Carolyn Carlson, Pina Bausch ou Philippe Genty), ce multi-instrumentiste a franchi le pas en 1998 avec un premier album solo : Plaisirs d'amours. Depuis, il alterne bandes musicales pour le 7ème art et projets personnels comme ces Mémoires du futur aux atmosphères ... cinématographiques ! Soit 13 compositions d'une richesse mélodique rare où cet artiste solitaire laisse la part belle à l'imaginaire en entremêlant guitares, banjo, djembés, mandoline, cymbalum et claviers sur des ballades cristallines, parfois répétitives, parfois mélancoliques, mais toujours touchantes. Si l'écho de sa voix parsème quelques titres, Graeme Allwright est invité sur "Viendras-tu avec moi ?" et Piero Ciampi sur "Ha hutte le carte in regola".
Un artiste hors des des modes et du temps.

LIBERTÉ DE L'EST
14 mai 2006
UN NOUVEL ALBUM POUR RENÉ AUBRY
Et de quinze pour René Aubry: le compositeur vosgien (il est originaire de Saint-Jean-du-Marché) a sorti hier son 15ème album, "Mémoires du futur". Un nouvel opus solo qui rompt avec les précédents, plus acoustiques.
Cet album aux saveurs aériennes est une oeuvre intemporelle, moins légère, moins virevoltante, et sans doute plus ancrée dans la réalité où l'auteur multi-instrumentiste se joue des sons qui mêlent harmonies classiques, instrumentations modernes, échantillons de voix ou de violons.
Compositeur du ballet de Carolyn Carlson, couronné par une Victoire aux "Victoires de la musique classique et jazz en 1998", René Aubry réussit un retour remarqué avec cet album.
On y découvre notamment "Viendras-tu avec moi ?", une reprise de Piero Ciampi, un compositeur italien décédé il y a une trentaine d'années et considéré comme le père spirituel de Paolo Conté.

CINÉFONIA MAGAZINE
Mai 2006
MÉMOIRES DU FUTUR / RENÉ AUBRY
Le compositeur de la musique du film MALABAR PRINCESS revient, après PROJECTION PRIVÉE, à un nouvel album personnel, dédié au futur. On y retrouve ses sonorités si particulières mais aussi sa poésie, sa nostalgie à travers des mélodies, des ambiances qui avaient grandement contribué au film de Gérard Legrand.
Tout au long des 13 morceaux de ce disque, le compositeur développe des mouvements où le futur se fait mélancolique par des motifs profonds, presques maritimes. Souvent, comme dans l'ouverture, la mélodie s'appuie sur l'utilisation de claviers, une simplicité qui amène simplement mais de manière efficace l'émotion. Parfois, il lui suffit d'une simple note qui se répète, comme dans Mémoires Du Futur II, pour construire son mouvement et nous toucher. Plus souvent, il s'agit véritablement de petites ballades, légères et presque acoustiques.
Comme à son habitude, le musicien utilise et joue lui-même la plupart des instruments, notamment les guitares (acoustique et électrique), le banjo et la mandoline que l'on retrouve en contrepoint du clavier dans la plupart des morceaux.
Mais aussi des percussions comme les djembés et du cymbalum, ce qui contribue à insuffler une richesse instrumentale toujours plus large, renforçant l'impression de voyage que procurent ces musiques planantes et sentimentales.
Une des originalités de cet album est que le musicien se fait également interprête sur plusieurs chansons délicates et profondes, enrichies de ses orchestrations personnelles; on pense notamment à sa reprise de Graeme Allright Viendras-tu avec moi ?.
Si vous avez découvert René Aubry avec son album précédent, PROJECTION PRIVÉE, vous ne serez pas perdu avec ce nouvel opus qui dégage les mêmes impressions de douceur et de motifs lointains. Qu'il travaille pour l'écran (télévision et cinéma), le ballet (SIGNES de Carolyn Carlson) ou simplement pour son propre plaisir, René Aubry reste un compositeur autodidacte inclassable, dans l'approche comme dans l'esthétique musicale; c'est ce qui fait son charme !
Pascal Henry

LA VOIX DU NORD
3 mai 2006
MUSIQUES DE TRAVERSE
Rêveur, sensible, poétique, celui qui a su tisser de sons les chorégraphies de Carolyn Carlson et Philippe Genty, nous revient en solo.
Un disque de René Aubry, c'est comme une collection de mini-bandes sons pour des courts métrages imaginaires.
Les "Mémoires du futur", selon René Aubry, ce sont des chansons sans paroles, ou presque, tissées de guitares, de banjo, de mandolines et de claviers discrets qui vous emmènent dans un univers trompeusement apaisé, à l'image du rêveur dessiné sur la pochette par le fidèle Mattoti.
"Viendras-tu avec moi ?" susurre René Aubry.
Nous l'accompagnons sans crainte dans ces "Mémoires du futur" sans illusions, fragiles et secrètes, indispensables en ces temps de fureur et de doute.

L'ALSACE - LE PAYS de Franche Comté
28 Avril 20036
RÊVERIES INTEMPORELLES
Un nouveau disque aux frontières des genres établis
Depuis plus de vingt ans déjà, René Aubry poursuit son oeuvre aux frontières des genres établis, combinant musiques électronique et acoustique, motifs répétitifs, harmonies classsiques, sonorités rock et emprunts aux traditions.
Compositeur autodidacte et multi-instrumentiste - il privilégie cependant les cordes -, ce natif d'Epinal a beaucoup travaillé pour la scène - les ballets de Carolyn Carlson et de Pina Bausch, les spectacles de Philippe Genty - et pour le cinéma - notamment Malabar Princess en 2004 -, certains de ses thèmes ayant également été utilisés à la télévision.
Mais ces "chansons sans paroles", instrumentaux toujours limpides, suffisamment mélodieux et évocateurs pour plaire au plus grand nombre, se déclinent sur disque avec un égal bonheur (quatorze albums à ce jour).
Après une parenthèse ludique inspirée du San Antonio de Frédéric Dard (l'album Projection privée), il revient à des atmosphères plus sombres et mélancoliques avec Mémoires du futur.
Près de dix ans après s'être essayé à la "chanson chantée", il récidive ici par deux fois, notamment sur le très beau Viendras-tu avec moi? de Graeme Allright.

MIDI LIBRE
4 mai 2006
René Aubry
"Mémoires du futur"
Planer avec René Aubry
une proposition sans cesse renouvelée par ce musicien bidouilleur, déroulée sur quinze albums, attendue avec la même émotion et chaque fois surprenante.
Ces nouveaux imaginaires du futur, ciselés en studio pendant trois ans, sont à déchiffrer écoute après écoute. Les plaisirs toujours renouvelés naisent d'une ligne de piano claire et aérienne, d'une voix méditative ou d'un saxo mélancolique.
De la musique cinématographe par excellence.

20 MINUTES
13 avril 2006
RENÉ AUBRY
L'ÉLECTRO LIBRE
Multi-instrumentiste surdoué, René Aubry compose des mélodies aériennes et étranges qu'il joue à la guitare, au banjo, au cymbalum, à l'harmonica... Il ne rechigne pas non plus à la programmation électro, comme sur Mémoires du futur, quinzième album de ce « metteur en sons », comme il se désigne, moins connu pour ses musiques de pubs ou ses BO de films que pour ses élégantes bandes-son de spectacles de danse (avec Carolyn Carlson)ou de marionnettes (Philippe Genty). On restera toutefois convaincus que ses projets personnels sont aussi les plus beaux.
B. C.

LA DÉPÊCHE DU MIDI
4 mars 2006
PLANER AVEC AUBRY
La dernière fois que René Aubry s'était rappelé à notre bon souvenir, c'était pour nous offrir un disque intitulé Seuls au monde (2003). Un précieux objet tout noir mais révélant, à la manière d'un tableau de Soulages, toutes les lumières du monde, toutes les inquiétudes nées d'un certain 11 septembre.
Trois ans déjà... Le temps de recomposer, de se recomposer. Et de travailler cette fois sur les Mémoires du futur. Son quinzième album, qui passera encore une fois sans doute, comme tous les précédents, à côté des traditionnels tops des ventes et sur lequel les décideurs des ondes FM feront la sourde oreille. Mais après tout, peu importe.
Tous ceux qui savent tout le travail qu'à effectué René Aubry à ce jour (il a signé, faut-il le rappeler, de si belles musiques pour Carolyn Carlson, Pina Bausch ou Philippe Genty), sauront le suivre une fois encore. Et se laisser emporter par ce compositeur-bidouilleur à tout faire: aux guitares (électrique ou acoustique), au banjo, au cymbalum, à l'harmonica, aux claviers et même -cerise/surprise sur ce nouveau gâteau- aux cordes vocales (Regarde les autres).
René Aubry -dites le bien à vos amis- c'est la meilleure des musiques antistress qui puisse exister. Et en plus elle nous rend léger, plus léger que l'air qui nous entoure (Naufragés du temps). Et plus heureux qu'avant (Frotti-Frotta).
B.L.

OUEST FRANCE
9 avril 2006
LE CD : RENÉE AUBRY
Des rythmiques qui grondent, des lignes de piano aériennes, des cordes aux inspirations multiples, même des chansons (avec Graeme Allwright).
Mémoires du futur (Wagram), 15ème album de René Aubry rappelle toute la richesse de ce compositeur multi-instrumentiste aux envolées gracieuses et à l'inquiétude grandissante: "Le futur ressemble à un adieu"....

LA CROIX
15-17 avril 2006
LES SAISONS DE RENÉ AUBRY
Le compositeur multi-instrumentiste René Aubry fait partie de ces créateurs d'imaginaires à l'aise dans divers registres.
Connu pour ses apports aux spectacles de danse (notamment pour Carolyn Carlson et Philippe Genty), il dessine des musiques atmosphériques aux parfums doux ou puissants.
Dans ce nouvel album, Mémoires du futur, il conjugue des ambiances aériennes et des chansons aux humeurs douces, comme la nostalgique reprise de Graeme Allwright Viendras-tu avec moi ?
La voix vient d'ailleurs. Les images et les sentiments défilent en une suite qui n'est pas sans évoquer les paysages d'Italie, pays source pour ce Vosgien discret, âgé de 50 ans.
On entend au final la voix de Piero Ciampi, écrivain et grand buveur.
Le futur ne manque pas d'interroger René Aubry, aidé aux instruments à vents par Daniel Baussier.
Un album cinématographique construit comme un puzzle, à déchiffrer peu à peu.
Robert Migliorini

FEMME ACTUELLE
24-30 avril 2006
INCLASSABLE
RENÉ AUBRY: PASSEPORT POUR LE RÊVE
Sur des ballets (Signes, primé aux Victoires en 1997), sur des films (Malabar Princess), la musique de ce natif d'Epinal épouse bien les images. Elle en fait naître également.
Comme dans cet album apaisé et fluide.

PARUVENDU
27 avril - 3 mai 2006
MUSIQUE
RENÉ AUBRY
Des musiques de spectacles pour Carolyn Carlson, Pina Bausch ou Philippe Genty, des musiques de films, 14 album à son actif, René Aubry est un compositeur populaire prolifique et discret.
Ce natif d'Epinal a tracé sa route d'autodidacte, compositeur de "chansons sans paroles". Jeune, il se passionne pour la guitare mais goûte plus les arpèges doux de Léonard Cohen que les riffs saignants de Led Zepplin...
Compositeur, multi-instrumentiste, il travaille seul à des albums mêlant harmonies classiques et instrumentation moderne, échantillons de voix ou de violons "piqués à Beethoven, Stravinsky ou Puccini".
Son dernier album, "Mémoires du futur", est un chef d'oeuvre.
Un album aux saveurs aériennes, une oeuvre intemporelle, ponctué de chansons dont "Viendras tu avec moi ?", titre phare, vertigineux et insolite comme son interprête...
Bernard MONCEL

L'INDÉPENDANT
22 avril 2006
RENÉ AUBRY
OU LA LIBERTÉ DE CRÉER
Vous avez sans nul doute écouté au moins une fois sa musique. Il a tant habillé de grâce de multiples compositions... Les ballets de Carolyn Carlson s'en souviennent, les spectacles de Philippe Genty aussi, tout comme les bandes originales du film "Malabar Princess".
Son quinzième album, "Mémoires du futur", conjugue une nouvelle fois sa liberté de création au présent. Les notes, pour la plupart sans paroles, sont aériennes, nourries de différentes sources d'inspiration, et chacun peut y poser son imaginaire, ses rêves ou ses envies de voyager.
Un disque rare.

ENERGIES SYNDICALES
6 avril 2006
MÉMOIRES DU FUTUR
L'univers de René Aubry n'est pas de ceux oû l'on pénètre par effraction et qu'on quitte en claquant la porte. En effet, cet auteur de "chansons sans paroles", compositeur discret mais pas pour autant inaccessible, tisse les couleurs d'un monde où le son réflète des paysages intérieurs, suscite images et états d'âme. Une qualité sur laquelle se sont arrêté nombre de créateurs avec lesquels il a travaillé, notamment Carolyn Carlson ou Philippe Genty.
Qu'il écrive pour le cinéma, le ballet ou la scène - qu'il pratique depuis peu et avec une parcimonie que regrette son public -, René Aubry dessine des univers musicaux comme on peint une toile, avec des couleurs, des vibrations, une matière qui touche le plus sensible.
Son nouveau CD, "Mémoires du futur", avec ses ambiances nostalgiques et pures est à l'image de l'artiste, authentique, secret et doté du charme suave des parfums rares.
Dee BROOKS

START UP
avril 2006
RENÉ AUBRY
Mémoires du futur
Ambiances lancinantes, éclairs sur la plaine, nuit profonde.. Ecouter un album de René Aubry, c'est vivre mille sensations en un heure de temps. Ce nouvel album, qui succède à une longue carrière d'oeuvres, ne déroge pas à la règle. Le Français a mis du sien dans une nouvelle oeuvre qui s'échappe entre acoustique/électronique et chanté/parlé. Avec pour fil conducteur, une impression de voir défiler une vraie "bande son visuelle". A noter un titre très beau en compagnie du chanteur Piero Ciampi.
H.G.

ECHO RÉPUBLICAIN
7-14 avril 2006
RENÉ AUBRY
Mémoires du futur
Difficile de mettre certains musiciens dans ces cases pourtant si pratiques pour les journalistes. René Aubry est de ceux là. Et, ce n'est pas Mémoires du futur, son dernier album en date, qui va arranger les choses.
Une réalisation déconcertante où la libre électro vient en résonance avec du rock, de la new-age, de la variété, des musiques du monde. Un univers d'une densité rare qui demandera plusieurs écoutes aux auditeurs les plus imperméables aux mélanges. Mais, au final, le plaisir s'installe.
Certes, on pourrait reprocher à René Aubry certaines longueurs stylistiques mais l'Oeuvre musical Mémoires du futur demeure un disque magnifiquement à part.
Nicolas GARDON

LE PROGRÈS
4 mai 2006
René Aubry
"Mémoires du futur"
René Aubry est connu pour ses compositions destinées aux chorégraphes. Il a notamment travaillé avec Carolyn Carlson pour le ballet "Signes".
Aubry est aussi l'auteur de différentes BO (dont le film "Malabar Princess").
Son quatorzième album musarde entre musique instrumentale et quelques rares parties vocales.
Un univers mélancolique et lancinant, qui évoque le travail de Brian Eno ou Vini Reilly (Durutti Column).
Intrigant et séduisant.
