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RENÉ AUBRY

EN CONCERT

à PARIS

à l'Auditorium

Saint-Germain

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(Extrait video)

FUTURS CONCERTS DE RENÉ AUBRY

REVUE DE PRESSE SUR LES CONCERTS À L'AUDITORIUM SAINT GERMAIN


L'ÉVÈNEMENT DU JEUDI
06/01 - 12/01 2000

Musique actualité

L'EDJ vous recommande (absolument)
RENÉ AUBRY, une histoire sans paroles

Longtemps René Aubry fut un inconnu très célèbre. On connaissait ses musiques utilisées par des génériques de télévision ou des musiques de scène des chorégraphes Carolyn Carlson et Philip Genty. Son disque instrumentral "Steppe" s'était vendu à 80 000 exemplaires, mais on ignorait le nom de ce compositeur.Puis il y eut cette voix un peu détachée, précise, chantant comme dans une petite pièce, entre amis, "Si par hasard sur l'pont des Arts". Cette reprise du Vent de Brassens, que quelques fidèles d'abord écoutèrent, séduisit France Inter et FIP. Et "Plaisirs d'amour", le disque de René Aubry, décolla. Pourtant, ce devait n'être qu'un disque instrumental, ou plutôt un disque de chansons pour lesquelles le compositeur n'avait pas trouvé de parolier.... Quant à la reprise du Vent, elle est une jolie rencontre fortuite. Un jour qu'il grattait sa guitare, Aubry avait trouvé une belle suite d'accords, sur laquelle une mélodie était venue se poser. Au bout d'un moment, Aubry avait réalisé que la chanson qu'il "composait" avait déjà été écrite par Brassens. C'était la mémoire qui avait parlé, la mémoire d'un musicien à la fois passionné de découvertes et enraciné dans ses fidélités. La mémoire d'un fou de musiques, qui n'avait jamais vraiment songé à devenir professionnel avant que Carolyn Carlson, sa compagne de l'époque, ne le poussât à composer pour elle.Le succès vint. A l'écart des médias, mais constant, fidèle. Aubry avait bien joué sur scène dans un festival italien, il y a quelques années, mais "Plaisirs d'amour" lui donna l'occasion de systématiser cette joie. En juin dernier, il a rempli le Café de la danse plusieurs soirées avec ses musiques rêveuses, ouvertes, simples et libres d'accès. Saisi à 42 ans par la scène, il y est désormais fidèle : pour commencer son année, il s'installe à l'Auditorium Saint-Germain.

Emmanuel Septchat



"ADEN"
Semaine du 5 au 11 Janvier 2000

RENÉ AUBRY, CHANTEUR SANS PAROLES

On le connait surtout par ses compositions qui ont longtemps accompagné le travail de Carolyn Carlson Découvrez le performer.A 43 ans, dont bientôt vingt passés à bricoler sa musique en solitaire sur des machines, René Aubry se considère comme " un débutant dans la musique avec de vrais musiciens". Habitué à concocter ses pièces instrumentales dans la quiétude de son studio, le compositeur n'avait jamais envisagé de jouer en public. Il y a cinq ans, le directeur du festival italien Time Zones essaie de le persuader de s'y produire. René Aubry est catégorique : " Ma musique n'est pas faite pour être jouée en concert. " Il faudra trois ans d'insistancepour qu'il cède...
Il ressortira de l'expérience complètement bouleversé.Interprète reconnu de musique instrumentale, c est par le chant qu'il aborde la musique. Dès sa première guitare, début 1970, la musique prend le pas sur le reste...
En pleine époque folk ses premiers modèles se nomment Dylan, Cohen, Brassens ou Dadi... Bien décidé à vivre de la musique - option guitariste de de studio - le gars d'Epinal monte à la capitale rejoindre son frère aîné qui, de son côté, a commencé à écrire des chansons. Pour vivre, il multiplie les petits boulots: machiniste, régisseur...
C'est ainsi qu'il rencontre la chorégraphe Carolyn Carlson et pénètre un univers jusque-là totalement inconnu de lui: la danse contemporaine. " Tout juste si j'avais entendu parler de Béjart", rigole-t-il.Sa découverte du travail de Philip Glass, de Steve Reich et Terry Riley chamboule son approche de la musique : exit la chanson, place à une musique instrumentale alliant le côté savant des précités à l'approche plus populaire de Nino Rota ou d' Ennio Morricone. Carolyn Carlson, emballée, l'encourage: " En un coup de baguette magique, je suis passé de régisseur à compositeur. "Sa musique va accompagner le travail de la chorégraphe américaine pendant plusieurs années. " J'ai appris à laisser mon ego au vestiaire ", dit-il.Au milieu des années 80, René Aubry ressent le besoin de prendre l'air. Le voici avec le marionnettiste Philippe Genty. Là, il apprend la légèreté.
Avant, ces dernières années, de concentrer son énergie sur un projet rien qu'à lui : un disque, Plaisirs d'amour, sous-titré Chansons sans paroles.Six mois après son passage au Café de la danse, René Aubry revient, entouré d' un groupe de six musiciens (piano, contrebasse, clarinette, hautbois, guitare, percussions, violon).celui qui hier encore refusait de jouer en public, dit aujourd'hui vouloir accorder plus de place à l'improvisation. « Je sens que les musiciens ont envie de s'écarter des partitions."

Olivier Nuc 

LE JOURNAL DU DIMANCHE
9 janvier 2000

René Aubry, un petit air de Nino RotaAlexis Campion

AUTEUR de partitions pour les ballets de Carolyn Carlson ou Philippe Genty, il passe pour être un compositeur intello, donc rébarbatif. Erreur ! Il suffit d'écouter l'un de ses disques pour se rendre à l'évidence. La musique de René Aubry s'inscrit résolument dans la vie, le plaisir et le songe. La radio comme la télévision s'arrachent ses entêtantes mélodies, idéales pour un générique indélébile. Bas les masques, la Vie à l'endroit, les Nuits magnétiques, mais aussi Un livre, un jour ont trouvé leur identité sonore dans les partitions d'Aubry." J'écris des chansons sans parole ", résume le, musicien, laconique.
Jacques Marbehant, fondateur du label Hopi Mesa, tente de préciser : " Avec des notes, Aubry raconte, donne des images. Sa musique est une méditation dansante qui met à l'écoute de soi-même ". Depuis 1978, René Aubry jongle avec les sons comme avec les étoiles. Toujours poétique, imagée, souvent ensorceleuse, et jamais prétentieuse, sa musique rappelle tour à tour Yann Tiersen, Pascal Comelade, ou encore Philip Glass, le maître américain du new-age instrumental, Michael Nyman (la BO de la Leçon de piano), le gourou britannique de la musique répétitive. On pense aussi et surtout au maître des maîtres, Nino Rota, qui composait les musiques des films de Fellini. Avec lui, René Aubry partage une passion essentielle : Venise.De son séjour en la sublime lagune, de 1980 à 1983 (il travaillait alors pour la Fenice dans le giron de Carolyn Carlson), ce natif des Vosges garde un souvenir tenace. Et sa musique en porte la trace, le masque : mandolines et carnavals, brumes matinales...


L'HUMANITE
11 janvier 2000

RENÉ AUBRY NE VEUT PLUS JOUER AU "COMPOSITEUR MASQUÉ"
Dix albums, des musiques de spectacles pour Carolyn Carlson ou Philippe Genty, des génériques télés et radios en pagaille (Bas les masques, Philo j'aime de Cavada sur Inter), René Aubry est un compositeur populaire prolifique et discret. Loin des feux de la scène et du brouhaha médiatique, ce natif d'Épinal a tracé sa route d' "autodidacte, bidouilleur, compositeur de chansonnettes sans parole", sans se soucier de briller dans les médias, qui lui ont généralement bien rendu cette indifférence. Pourtant, comme d'autres metteurs en son de son acabit (de François Chapi Chapo Deroubaix à Pascal Comelade ou même Ennio Morricone), René Aubry s'est installé sans tapage dans notre univers musical. Jeune, il se passionne pour la guitare mais goûte plus les arpèges doux de Leonard Cohen que les riffs saignants de Led Zeppelin. C'est avec son frère qu'il se met au travail, "sur lestraces de Catherine Ribeiro, François Béranger". Mais c'est une rencontre avec Carolyn Carlson qui le propulse dans une voie moins fréquentée. René Aubry devient "compositeur de musique de ballet", même si le terme le dérange, tout en mettant un point d'honneur à sortir des albums dont l'écoute puisse se suffire à elle-même. Compositeur, multi-instrumentiste, ingénieur de son propre son, René Aubry travaille seul à des albums mêlant harmonies classiques et instrumentation moderne, échantillons de voix ou de violons " piqués, à Beethoven, Stravinski". Les archivistes s'arrachent les cheveux et il a droit à tous les rayons des disquaires: classique, ballet, newage, musiques nouvelles, variété française, musiques du monde.Le désir de monter sur scène lui vient sur le tard et malgré lui. Quand, au début des, années quatre-vingt-dix, les organisateurs du Festival des musiques possibles, Time Zone à Bari en Italie, lui proposent de donner un concert, il refuse, se fait prier et finit par capituler "après presque trois ans d'échanges téléphoniques"! En 1994, il, partage finalement l'affiche du festival avec Philip Glass, Nusrat Fateh 'Ali Khan, David Byrne. Pas mal pour un baptême du feu.Depuis, un virage s'est amorcé. Le bidouilleur timide qui gérait, en solo son artisanat musical a appris à faire travailler des instrumentistes sur sa musique et surtout à apprécier le contactdu public. Son dernier album, Plaisirs d'amour, porte la trace de cette courbe: fini les sons électroniques et les sections de cordes synthétiques, l'acoustique domine. "J'ai été amené à utiliser des synthétiseurs plus par contrainte économique que par choix, explique-t-il, et même si cela a donné des résultats intéressants, aujourd'hui l'informatique et l'échantillonnage, permettent de travailler très simplement les sons acoustiques. J'ai donc pu revenir à mes premières amours."
Sur scène, il proposera, un concert pour piano, contrebasse, percussions,clarinette, hautbois, violon et guitare.
" Rien ne me plaît plus que la perspective d'aller à la rencontre d'un public que je connais mal et qui me connaît mal, conclut-il. Je crois que j'en avais assez de jouer au compositeur masqué."
Guillaume Bara
Les concerts en 2009/2010

Revue de presse sur les concerts

"Aubry renoue", par "Les Saisons de la Danse"

"René Aubry en concert", par "Le Monde"

René Aubry, biographie

René Aubry, extraits musicaux

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