RENÉ AUBRY EN CONCERT


(extrait video -cliquez sur l'image)

REVUE DE PRESSE SUR LES CONCERTS EN 2008/2010

REVUE DE PRESSE SUR LES CONCERTS EN 2004


REVUE DE PRESSE SUR LES CONCERTS DE 1999 à 2003

LE CONCERT À NEVERS
23 Septembre 2003

CENTRE FRANCE
Le journal du Centre
25 septembre 2003

Le sens de l'épure
Le compositeur René Aubry s'est produit accompagné de six musiciens acoustiques extrêmement talentueux. La musique épurée, sensuelle et sensible de ce géant méconnu mêle savamment les genres.
Qui ne connaît pas René Aubry ? Personne. Qui connaît René Aubry ? Peu de monde. Drôle de paradoxe ! Seul un oxymore saurait estampiller ce poly-instrumentiste pour le moins original et doué : "célèbre-inconnu" ou encore "musicien incontournable et ignoré".
Impossible en effet de l'enfermer dans l'étau d'une définition. Trop réducteur, trop étroit pour un artiste qui tend au contraire vers le déploiement, la profusion : de couleurs, de sons, d'images... Sa palette musicale est riche et variée, passant du jazz, à la musique arabo-andalouse ou orientale avec des relents de rock et d'années folles. Seulement là encore, à trop vouloir le "saisir", son style comme une anguille glisse des mots pour se faufiler dans un univers à part. Ineffable.

Insaisissable
Voilà donc la marque des grands compositeurs: ils ont un "univers", un monde qu'ils ont eux-mêmes façonné, un territoire qu'ils sont les seuls à arpenter. René Aubry ne fait donc pas dans la "tendance world" et ne plaque pas, ici des sons venus de l'Est, là du Satie édulcoré. Cela fait déjà vingt-cinq ans qu'il voyage entre les notes, qu'il ciselle son langage, qu'il débourre ses compositions de toute pesanteur. Depuis ses collaborations avec la chorégraphe Carolyn Carlson (citons, Blue Lady) ou encore Philippe Genty (Ligne de fuite), ses morceaux pour la pub ou les génériques d'émissions de télé (d'où sa popularité...), cet artiste autodidacte n'a eu de cesse de chercher sa propre voix

Musique des sens
Mardi soir dernierà la Maison de la Culture, on a retrouvé ce sens de l'épure, du dépouillement. Accompagné de six autres musiciens acoustiques (piano, violon, guitares, cuivres, contrebasse etc.), il a donné un concert (essentiellement instrumental) d'exception. Vraiment ! Dès les premières notes, on est comme happé par le thème, aspiré dans son monde, cet univers sensuel et intime.
Car René Aubry a ce sens inné de la mélodie, à la fois simple et savante. Musique éprouvée, jamais éprouvante, qui rappelle parfois Yann Thiersen dans les touches claires et sautillantes du clavier de Stefano Genovese. Ou encore Titi Robin, dans le déchaînement assourdissant, follement slave, de la clarinette saturée de Daniel Beaussier. Rien n'est superflu. Jusqu'aux perçus qui privilégient le son plus feutré et étouffé du "cajun".

Juste ce qu'il faut d'ivresse
Chaque composition creuse peu à peu l'espace, discrète comme un parfum, avant de l'envahir totalement dans des déferlements de guitares espagnoles ou bien encore de mandoline. Et ces montées en puissance, enivrantes et senties, cette musique gorgée de soleil, tout cela embaume "à plein coeur" et fleure bon la méditerrannée. Alors, effectivement, René Aubry n'est peut-être pas très connu. Il n'empêche qu'il est en passe, à force de talent et de recherche, de prendre place au panthéon des grands compositeurs populaires de notre époque. Un grand moment !
Mikaël Herviaux

LE CONCERT AU THÉÂTRE DU GARDE-CHASSE
15 Novembre 2002


- ADEN -
13 novembre 2002

René Aubry est un poète des mots et des notes. Ses petites musiques sont si simples qu'à peine les entend-on qu'elles nous sont déjà familières. Mais attention, cet homme n'est pas réductible à une définition de chanteur et/ou de musicien. On le croit musicalement proche d'un Michael Nyman, et voici qu'il nous entraîne dans une mélodie à l'italienne. Le pense-t-on musicien pour la danse (pour Carolyn Carlson), on le retrouve lui-même sur la scène d'un théâtre.
René Aubry, c'est le Satie de cette fin de siècle, un poète ni gai ni triste, simplement tendre et humain.

LE CONCERT AUX SABLES-D'OLONNE
5 Octobre 2002 

OUEST FRANCE
3 octobre 2002

René Aubry ouvre la saison d'hiver
C'est le talentueux musicien René Aubry qui ouvre samedi aux Atlantes, la saison culturelle des Sables-d'Olonne. Un poly-instrumentiste dans la lignée de Yann Tiersen, dont les musiques ont accompagné les plus grands chorégraphes. A ne pas manquer.
Il n'a pas la notoriéte grandissante de Yann Tiersen. ni même peut-être, celle du pianiste Didier Squiban. Pourtant René Aubry, est un des grands musiciens, poly-instrumentistes, français. Nombre de ses compositions, véhiculées parla publicité ou les génériques d'émission télé, vous reviendraient en mémoire en les écoutant. René Aubry écrit et enregistre des musiques sans paroles.
Sa rencontre avec la chorégraphe Caroline Carlson l'a fait entrer dans le monde de la danse, et il a signé la plupart des musiques de ses ballets, sur lesquels a évolué notamment la danseuse Marie-Claude Pietragalla.
"René Aubry a inventé une alchimie mystérieuse de sons et de mélodies qui,un jour, ont commencé à traverser le monde comme s'il allait de soi de voler par delà les nuages avec l'unique but d'envelopper plus doucement les choses. Cette musique, comme une nouvelle amante, semble rappeler des souvenirs enfouis, un autrefois, un ailleurs qui fait surgir une kyrielle de menus faits, l'esquisse d'un geste, un parfum, le regard furtif d'une passante", écrit de lui Yves Simon.
Son dernier album. "Invités sur la terre", est entièrement acoustique, dans la lignée du précédent,"Plaisirs d'amour". Sur scène, René Aubry est entouré de six musiciens.
La finesse de ses compositions, la délicatesse, son sens inné de la mélodie, sa "patte" font merveille. Les surprises sont toujours aussi nombreuses, son rapport à la musique demeure intact, La qualité sonore est exceptionnelle, on touche à l'épure sonore.

OUEST FRANCE
07/10/2002

"Ce qui m'intéresse c'est l'émotion"

Comment composez-vous vos musiques, qui sont le plus souvent muettes, sans paroles ?"
Quand je compose, je ne pense pas à des images précises. C'est beaucoup plus abstrait. Je pars sur un son, un rythme et je vais où cela me porte. Ce qui m'intéresse dans la musique, c'est l'émotion qu'elle véhicule. Cela dit, c'est vrai que j'ai fait beaucoup de musiques pour la scène. Je devais alors aider l'image, la sublimer.

Vos musiques sont inclassables. Elles semblent traverser divers courants musicaux ?
J'ai un amour assez large des musiques, à part, peut-être, les musiques militaires. Je ne me range dans aucun courant particulier mais cela n'est pas calculé.

Cela fait 25 ans que vous composez, mais on vous voit peu sur scène ?
Je fais de la scème seulement depuis trois ans. J'ai d'ailleurs un peu le sentiment de commencer une nouvelle vie. C'est vraiment quelque chose d'important et de nouveau pour moi. D'autant plus que cela m'a retransporté vers des instruments acoustiques. Là, je suis tout seul, je ne suis plus caché derrière un chorégraphe. Si j'ai mis du temps, c'est peut-être parce que je suis un peu casanier, et je n'avais pas envie de partir sur les routes. Mais j'ai mis aussi du temps à trouver la bonne formule. J'ai longtemps travaillé seul dans mon coin à faire des "bidouillages" avec la technologie. Là, j'ai trouvé une formation de musiciens qui me convient et avec laquelle je veu continuer à travailller.

Encore en tournée pour quelques mois, René Aubry prépare parallèlement la musique d'un nouveau spectacle de Philippe Genty.
Carine Janin


CONCERT A "ATH" EN BELGIQUE
Mars 2001

NORD ECLAIR
3 avril 2001

René Aubry, orfèvre de la musique
L'artiste français a reçu une ovation à la hauteur de son talent, samedi, dans la salle feutrée du Palace. Un public averti a profité pendant plus d'une heure et demie d'un concert dont l'effet jubilatoire se poursuit longtemps après la représentation.

Tout le monde connait René Aubry, mais trop souvent sans le savoir. C'est sans doute pour cette raison que le tout premier concert donné par l'artiste en Belgique n'a pas fait salle comble, samedi dernier au Palace, à Ath.
Pourtant, chacun réagirait au son de ses mélodies, souvent reprises pour des émissions de télé ou de radio, tant en France qu'en Belgique. Cet "inconnu très célèbre" compte une dizaine d'années de travail en studio, à la cadence d'un album par an. Il a composé principalement pour la chorégraphe Carolyn Carlson, le marionnettiste Philippe Genty, a également tâté de la musique de film. Et puis dernièrement, la maturité aidant, sa musique n'a plus eu d'autre raison d'être que d'exister par elle-même. En témoigne Plaisirs d'amour, l'album qui aura révélé le magnifique homme de scène qu'est René Aubry.

Intimité musicale
A écouter chez soi, sa musique est pure, riche, entêtante. Sur scène, elle prend toute sa dimension par la présence des musiciens, au nombre total de sept. Il ne s'agit pas vraiment d'une présence au public - les échanges sont parcimonieux - mais d'une présence à leur art. Et c'est un véritable spectacle que d'observer le jeu de chacun, de capter cette connivence discrète. A vrai dire, on ne sait plus où donner du regard. Imprégnés, ils sont là, tout entiers au bonheur de jouer et de former un tout. Et le spectateur reçoit cette intimité musicale. " C'est une de mes plus belles aventures, ma rencontre avec ces six personnes, raconte le musicien, aussi simple et chaleureux dans les coulisses que sur scène. je les ai trouvés par annonce, par le biais d'agences pour l'emploi, par relations. Et on commence à très bien se connaître. Ils sont d'origine et de style différents, certains plus classique, d'autres plus jazz, et ils ont bien voulu s'adapter pour créer un ensemble. Ce qui vent dire que parfois, ils placent leurs notes à des moments précis et passent certains moments sans jouer".

Couleurs méditerranéennes
Et il est vrai que les morceaux sont d'une grande précision, ce qui n'enlève rien à la fougue qui les anime. Perfectionniste, chaleureux, modeste, passionné, René Aubry cisèle ses partitions comme un orfèvre travaillerait un bijou rare. Les instruments sont acoustiques. Les cordes dominent souvent (guitares, mandoline, banjo, violon, alto, contrebasse) et donnent leur tonalité méditerranéenne, à mi-chemin entre la Grèce et l'Italie. S'y ajoutent la clarinette, le hautbois, le saxophone et le piano si caractéristique, sans oublier les percussions, époustouflantes de justesse !
Vers la fin du concert, le musicien fait entendre sa voix, légère et sûre, dans un hommage à Brassens, Le vent, un autre à Carolyn Carlson, Ne m'oublie pas. Les morceaux plus anciens, ceux créés en studio avec des "machines", adaptés en acoustique pour l'occasion, sont d'une beauté unique. Le public qui s'est déplacé ce soir-là ne s'y est pas trompé, Aubry en concert, c'est une tranche de bonheur pur !

Une musique qui vit
En assistant à une prestation d'une telle qualité, on se demande forcément pourquoi il a attendu si longtemps. Par modestie ? Ou peut-être pensait-il que sa musique n'était pas faite pour être jouée en public ? "Je suis venu à la scène très tard, il y a deux ans à peine. J'avais envie de prouver que ma musique y a sa place, qu'elle peut être écoutée seule, et pas obligatoirement en accompagnement d'un spectacle. C'était quitte ou double. J'ai découvert que c'est devant un public que la musique vit et j'ai envie de continuer, de renouveler l'expérience pour mes prochaines compositions. Et puis, les concerts c'est encore le meilleur moyen que je connaisse pour faire la promotion d'un album ! ".
Voilà qui réjouira tous ceux et celles qui ont découvert Aubry en live et qui maintenant c'est sûr, en redemandent.
Sarah Studer

CALAIS FESTIVAL "TENDANCES 2000"
18 Novembre 2000

RENÉ AUBRY

Il est 20h30, René Aubry ouvre son concert par un solo de guitare. Puis ses 5 musiciens entrent doucement sur la scène du Passager, devant une salle comble. Ils sont venus nous proposer leurs "Plaisirs d'amour", leurs chansons sans paroles. Et en effet, de paroles il n'y en eut point, sauf un peu sur la fin pour un ou 2 titres.

Mais peu importe en fait, parce que, comme on dit, la musique est un langage et une forme de communication. Et René Aubry avec ses mélodies si finement ciselées sait trouver les "mots" qui touchent . C'est de la jolie musique qui fait rêver, qui conduit à penser. Le public écoute, quasi-religieusement.
René Aubry passe de la guitare au banjo sans casser la magie. Autour de lui, ses partenaires musiciens, dont l'harmonie et la joie de jouer ensemble sont le point fort, accompagnent les mélodies, prennent parfois la parole un peu plus fort.
Joli moment dans cette jolie salle du "Passager", la salle du Channel-Scène Nationale de Calais. On repart de là avec de jolies notes plein la tête. René Aubry, c'est du travail d'orfèvre.


FESTIVAL NANCY JAZZ PULSATION
13 Octobre 2000

L'EST RÉPUBLICAIN
14 Octobre 2000

Les quatre saisons d'Aubry
Avec la complicité de six musiciens, René Aubry a donné à Nancy Jazz Pulsations une relecture acoustique de son aventure musicale.
Qu'il ait différé si longtemps l'instant de fouler une scène, ne fait qu'ajouter au bonheur simple, parce que dépourvu d'artifices, de le retrouver là sous cette poursuite qui tire sa silhouette de la pénombre. René Aubry est venu sans machine, sinon un synthétiseur pour, par instant, installer le souffle si particulier de l'orgue sur ses mondes luminescents. En léger retrait des percussions, les musiciens se tiennent en ligne. L'agencement si peu conforme plante le décor d'un concert multiple, avec pour unité le son tellement caractéristique de la guitare du " maître de cérémonie ". Durant près de deux heures, en phase totale avec ses compagnons de "route", il va revisiter son répertoire, de "Blue lady", l'une de ses premières créations, typées déjà par delà le dépouillement, jusqu'aux trésors que recèle le dernier album"Plaisirs d'amour ".

Festin
A la poésie qui habille certaines pièces, se substitue de tempétueux déferlements. Les doigts sur les cordes accélèrent le mouvement jusqu'à la frénésie. Alors, trois guitares en simultanée charrient une émotion à l'état brut. Selon l'ambiance à installer, Aubry change d'instruments, s'efface derrière le piano de Stefano Genovese, le hautbois, la clarinette de Daniel Beaussier, le violon de Jean-Marc Lardet. L'instant d'après, tous se retrouvent sur un même registre, harmonieux, plus raffiné encore pour installer ces dominantes gorgées de chaleur où retrouver cette Méditerranée où le compositeur a si souvent résidé.
Au dessus du groupe, les paysages mis en notes par Aubry reprennent formes. Oubliées les chorégraphies de Carolyn Carlson, la gestuelle ample de Philippe Genty, le répertoire continue de suggérer. La saisissante alchimie du livret rend chaque sonorité précieuse. On y retrouve la douceur des vents venus parfumer les soirées d'été ou l' âpreté de ces matins d'hiver qu'auncun soleil ne parviendra jamais à réchauffer.
La palette riche et multiple invente un festin de couleurs, de climats. Au détour d'un accord s'installe une réminiscence de traditionnel que vient, aussitôt balayer le pincement sec et presque douloureux d'une corde.
Ailleurs, une soudaine accélération a les vibrations d'un rock trempé. Celui qui continue de présenter son aventure musicale comme une succession de chansons sans paroles, sait aussi donner de la voix, qu'il emprunte à Brassens, au répertoire de cette Italie qu'il a faite sienne ou ose ses propres "bouts rimés".
Avec toujours cette élégance naturelle qui fait sa différence, René Aubry et son gang se fondent, en donnant toujours l'impression d'une étonnante facilité, dans la légèreté communicative de menuets joveusement dépoussiérés pour les installer sur cette époque pourtant pleine de rigueur. Au final, le public ne s'y est pas trompé qui a fait un triomphe aux musiciens.
Jean-Paul Germonville

EST MAGAZINE
Supplément à l'Est Républicain
1er Octobre 2000

Aubry franchit le pas
Victoire de la Musique 1998, le compositeur fétiche de Carolyn Carlson et Philippe Genty
porte son répertoire sur scène.
Ce passage au NJP, c'est un peu un retour aux sources. Vosgien de naissance, René Aubry qui s'est fait la main dans les cabarets locaux, gagne Paris le bac en poche. Il rêve de contribuer à la grande mutation que connaît alors le rock hexagonal. Quelques épisodes et autant de déconvenues plus tard, il occupe le poste de régisseur auprès de la chorégraphe Carolyn Carlson. Poussé par la danseuse étoile, il revient à la musique. Lors d'un long séjour à Venise, il enregistre même dans son appartement un disque où éclate toute sa spontanéité. Aubry vient de jeter les bases d'une solide carrière. Son premier album sort en 1988. Il réunit les compositions écrites pour son amie Carolyn. Mêlant guitares, claviers et machines, l'ensemble est particulièrement suggestif, porté par une élégance qui, sans tapage mais avec beaucoup d'efficacité, installe sa différence. La collaboration n'a plus cessé depuis. Elle a même été récompensée par une Victoire de la Musique il y a trois ans.

"Plaisirs d'Amour"
Très vite, René Aubry écrit des mélodies pour le non moins illustre marionnettiste Philippe Genty. À deux reprises, il signe la bande musicale de films: "La révolte des enfants" et "Killer kid". Dans ce registre, aussi, son style fait merveille. A l'occasion, on retrouve des extraits de ses pièces identifiables entre toutes sur le générique d'émissions à succès. C'est le cas, par exemple, pour "Bas les masques" de Mireille Dumas. La campagne présidentielle de 1995 va, de la même manière, contribuer à rendre son répertoire un peu plus familier du grand public. Le passage de chaque candidat sur le petit écran est précédé d'un de ses titres, "Avant la pluie".
Depuis longtemps, Aubry désirait amorcer un retour vers la chanson. En 1998, il franchit d'une certaine façon le pas avec "Plaisirs d'amour". Si l'ensemble, à l'exception d'une reprise de Georges Brassens, "Le vent", n'est encore qu'instrumental, les treize pièces que réunit l'album donnent une autre dimension de son talent. Elles vont, surtout, lui permettre de passer à la scène, de donner une suite à sa très remarquée prestation au festival de Bari en octobre 1994. En juin de l'année dernière, il est au Café de la Danse à Paris, entouré de six musiciens. Suit une tournée en Grèce, en Allemagne et en Italie où il est particulièrement apprécié. Pour la circonstance, son répertoire a été revu en acoustique, un saisissant cocktail de cordes, d'instruments à vents et de piano où éclate toute la subtile palette d'une inspiration toujours originale. Après l'Auditorium Saint-Germain, le récital de la salle Poirel est le premier d'une série qu'il va donner à travers la France.


LE CAFÉ DE LA DANSE
Juin 1999

LE FIGARO
3/06/1999

Café de la Danse
René Aubry enfin sur scène

Après ses musiques pour Carlson et Genty, son disque "Plaisirs d'amour" le conduit à se produire en public.
"Avant, je jouais ma musique tout seul, par petits bouts". Maintenant, René Aubry la joue en groupe, pendant une heure et demie. A partir de ce soir, et pour trois jours, il s'installe au Café de la Danse avec cinq musiciens, sur la lancée de son album Plaisirs d'amour, sorti, à l'automne dernier (chez Hopi Mesa). Et le public va enfin le découvrir en chair, en os et en musique vivante.
Car René Aubry est une exception: compositeur pou les ballets de Carolyn Carlson et les spectacles de Philippe Genty, ou sortant des albums sous son seul nom, il atteint des chiffres de vente de disques étonnants pour de la musique purement instrumentale.
Ainsi, il a dépassé les quatre-vingt mille exemplaires pour Steppe, qui continue à séduire paisiblement de nouveaux acheteurs, presque dix ans après sa sortie, et alors que l'effet promotionnel de l'utilisation d'un extrait au générique de l'émission "Bas les masques" s'est dissipé.
Car radio,et télévision sont friandes de la musique de René Aubry, dont les mélodies, les timbres et les matières naviguent entre tradition, musique répétitive et univers de la chanson. "La chanson c'est de là que je viens. Je suis autodidacte, et j'ai baigné dans la chanson entre cinq et quinze ans. C'est à l'adolescence que je me suis ouvert au jazz, à la pop, au rock".
Son vocabulaire musical s'attache à toutes ces musiques, mais toujours dans leur versant le plus apaisé, le plus serein, le plus artiste.
Alors que, pour ses musiques de ballet, René Aubry manipule souvent de larges plages méditatives, son neuvième album, Plaisirs d'amour, "est peut-être plus abordable - encore que je ne sache pas ce que ça veut dire -, plus mélodique, plus simple, avec des morceaux assez courts. Au départ, je voulais faire un album de chansons, mais, ne trouvant pas de parolier, c'est devenu ces chansons sans paroles - le sous-titre de l'album".
Une chanson, pourtant, a des paroles : "Si par hasard, sur l'pont des Arts/Tu croises le vent, le vent fripon...".
D'une voix douce, discrète, légère, René Aubry reprend Le Vent, de Georges Brassens, dont les accords lui sont venus sous les doigts lorsqu'il croyait inventer une chanson. "Un hommage, évidemment. Je suis de cette génération qui a été élevée par Brassens".
A quarante-deux ans, il entre enfin dans la lumière de la scène.
Bertrand Dicale

GUITARIST Magazine
Mai 1999

AUBRY AU BOULOT
René Aubry, guitariste acoustique peu banal et compositeur à tendance répétitive mais joyeuse dont nous vous avons parfois entretenu va enfin mettre son ouvrage sur scène. Après le théâtre, la danse, le cinéma, les génériques, l'illustration musicale, on pourra donc l'entendre en live les 3, 4 et 5 juin au Café de la Danse à Paris, entouré d'un groupe acoustique piano-contrebasse-vents-cordes-perçus,..

LE POINT
28 mai 1999

POP
René Aubry
Compositeur fétiche de Carolyn Carlson, ce multi-instrumentiste crée des ambiances à la Satie, Nino Rota ou Pascal Comelade.

TÉLÉRAMA
2 juin 1999

"Plaisir d'amour"
"Inclassable", "tendance", "imaginative", "minimaliste", "postmoderne", les adjectifs ne manquent pas pour qualifier la musique séduisante de René Aubry (né en 1959). Pour lancer son album qui vient de paraître (chez Hopi Mesa), il propose Plaisirs d'Amour, un spectacle de chansons sans paroles sur une musique acoustique, intimiste et chaleureuse, fondée essentiellement sur les guitares, ses instruments de prédilection....
Pour les curieux qui n'ont pas de murs aux oreilles.

ADEN
Supplément gratuit distribué avec LE MONDE et les INROCKUPTIBLES
2 juin 1999

Du 3 au 5 juin au Café de la Danse René Aubry est un poète des mots et des notes. Ses petites musiques sont si simples qu'elles nous sont familières à peine on les entend. Mais attention, cet homme n'est pas réductible à une définition de chanteur et/ou de musicien. On le croit proche musicalement d'un Michaël Nyman et il nous entraîne dans une mélodie à l'italienne, on le pense musicien pour la danse (pour Carolyn Carlson) et on le retrouve lui-même sur la scène d'un théâtre.
René Aubry, c'est le Satie de cette fin de siècle, un poète ni gai ni triste, simplement tendre et humain.

L'EXPRESS
3 juin 1999

RENÉ AUBRY, POÈTE LÉGER
Ce magicien magnifique apprivoise des sons lumineux et aériens, égrène des notes caressantes qu'il laisse voler dans Le Vent, plonge dans un Trou de mémoire, fredonne un Sirtaki à Helsinki et dessine en zig-zaguant, entre arpèges et staccatos, violon tsigane et guitare flamenca, de subtils états d'âme. Une cartographie musicale mouvante et fluide, inspirée des folklores méditerranéens et qui a les contours d'une oasis de quiétude. Vosgien habitué de la lagune vénitienne, poète léger, multi-instrumentiste, créateur pour la scène - il a composé des partitions pour les chorégraphes Carolyn Carlson et Philippe Genty ou le réalisateur Gilles de Maistre - abonné des affiches prestigieuses (Nusrat Fateh Ali Khan, Philip Glass), René Aubry est entré en studio pour livrer son oeuvre la plus personnelle. On ne se lasse pas de ces Plaisirs d'Amour (Hopi Mesa), odyssée absolument planante justement sous-titrée "chansons sans parole".
Pascal Dupont

"Projection Privée", revue de presse

René Aubry, en concert

Revue de Presse sur les concerts en 2004

Le Concert de l'Auditorium Saint Germain

"Le Monde", du 2 Juin 1999 : "René Aubry, en concert"

Les "Saisons de la Danse" : "Aubry renoue"

René Aubry, biographie

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