RENÉ AUBRY

LES CONCERTS EN 2004

LE CONCERT AU BATACLAN
les 2 et 3 Mars 2004

Extrait video (1016 ko)
Extrait video "Salento" (948 ko)
Sirtaki à Helsinki (4,7 mo séquences complète)

L'HUMANITÉ HEBDO
28-29/02/2004

MUSIQUE
Le serviteur de "la chanson sans paroles"
René Aubry s'est forgé un univers utilisant bousouki, contrebase, guitare et autres engins. Rencontres avec cet amoureux de la mélodie, en concert au Bataclan.

René Aubry est "un autodidacte". Il a appris la guitare sur le tard. Son univers, il l'a effleuré sans le savoir pour la première fois lorsqu'il entre, en tant que régisseur provisoire, dans la compagnie de danse de Carolyn Carson. Un remplacement qui s'est transformé en rencontre déterminante pour ce jeune homme, alors âgé de vingt-deux ans.
La confrontation avec le monde de la danse contemporaine s'engage. Et déclenche un goût immodéré pour la composition et la recherche de nouvelles formes musicales. Il se familiarise avec "les mouvements dansés", s'intéresse de plus en plus à la musique que la chorégraphe américaine utilise pour ses ballets. "J'écoutais de la musique instrumentale puis j'ai commencé à composer mes morceaux en cachette, jusqu'au jour où j'en ai montré quelques-uns à Carolyn." Séduite parla musique de René Aubry, il devient "son compositeur attitré" et son compagnon. "La danse a été une source perpétuelle d'inspiration. Mais il fallait toujours retravailler les morceaux pour qu'ils soient en osmose avec les ballets. Au bout d'un moment, j'ai éprouvé le besoin de me démarquer et de créer ma musique." René Aubry se plonge dans son univers intérieur pour "trouver son style". Il s'inspire "du délabrement du monde" et trouve des influences dans "la musique classique, la musique ethnique et le blues". Beaucoup de ses disques seront le fruit d'une collaboration avec des chorégraphes et des metteurs en scène. Dérives, en 1989, ou Ne m'oublie pas, en 1995, sont desmusiques composées pour deux "spectacles sans paroles" du marionnettiste Philippe Genty. A l'instar des mouvements dansés, ce théâtre-là sollicite une musique expressive "qui raconte de petites histoires". "Le théâtre de Philippe est un univers magique, plein d'illusions, de poésie et de fantaisie", dit-il, conquis.

"J'aime triturer le son, travailler autant avec le matériau humain qu'avec les machines. » Inclassable oui, mais désormais reconnaissable, il exploite avec dextérité des instruments aussi divers que la mandoline, le bouzouki, l'accordéon, le piano ou les percussions. Parfois inspiré, parce qu'en état d'amour, René Aubry compose une magnifique et universelle ode à l'amour avec le CD Plaisirs d'amour en 1998. Son dernier album, Seuls au monde, est plus sombre, à l'image du monde sans doute, et plus introspectif. Mais il sonde toujours, avec autant de puissance, les forces et faiblesses terrestres, du bonheur des Premiers pas aux catastrophes La marée était en noir et Péril. La confrontation avec le public, il l'appréhende un peu. Peut-être parce que tout passe uniquement par la musique: "J'invite le public à entrer dans cet univers et je ne tiens pas à mettre des images pour faire diversion. Je ne parle pas beaucoup au public parce que je suis très concentré. Mes musiciens et moi sommes constamment sur un fil. Chaque note est essentielle. Jouer de la musique sans paroles sur scène est risqué. Mais je communique avec le public lorsque ça me vient spontanément", explique-t'il. René Aubry est toujours lui-même et il a le luxe de pouvoir décider où et quand créer un CD. Il a le luxe aussi de choisir ses collaborations. Deux conditions essentielles pour que cette musique atmosphérique ne cesse de franchir des zones toujours inexplorées.

Ixchel Delaporte


ZURBAN
25/02/2004

Avec Brio
René Aubry septet

Onirique, évocatrice et quasi cinématrographique, la musique de René Aubry fut longtemps sur scène mais sans lui.
La chorégraphe Carolyn Carlson ou le metteur en scène Philippe Genty savent ce qu'ils lui doivent. Ses compositions planantes accompagnent depuis plus de vingt ans nombre de leurs spectacles. Malgré une dizaine d'albums et des aficionados à la pelle, il aura fallu attendre Plaisirs d'Amour en 1999 pour qu'Aubry se décide à monter lui-même sur scène. Un goût du live tardif qui n'en est que meilleur. Et qu'il poursuit aujourd'hui avec un éventail de "Chansons sans paroles" spécialement adaptées pour une formation inédite de sept musiciens.

Charlotte Lipinska


LA TERRASSE
4/02/2004

RENÉ AUBRY

A partir de 1978 et sa rencontre avec Carolyn Carlson, René Aubry signe pour les ballets de la grande chorégraphe une série de compositions magnifiques. Il noue ensuite avec le metteur en scène Philippe Genty une autre collaboration très étroite dont la dernière manifestation est le spectacle "Ligne de Fuite" présenté à Chaillot en octobre dernier. En 1999, l'homme de l'ombre René Aubry monte pour la première fois sur une scène pour présenter sa musique en concert. Depuis, il paraît avoir pris goût à l'exercice. Son public aussi....
On le retrouve avec bonheur aujourd'hui sur une scène parisienne pour deux concerts exceptionnels au cours desquels il revisite ses plus belles pièces accompagné de Marco Quesada (guitare), Stefano Genovese (piano), Daniel Beaussier (clarinette, hautbois, saxophone, guitare), Marc Buronfosse (contrebasse), Antoine Banville (percussions) et Jean Marc Ladet (violons).

LES CONCERTS EN BRETAGNE

OUEST FRANCE
21/03/2004

René Aubry à Pordic et Quéven

Musique.
Le compositeur de Malabar princess.

Malabar Princess est un succès au box-office français. Cette réussite tient aussi à la musique du film de Gilles Legrand.
René Aubry en est le compositeur.
Longtemps, cet artiste a été un inconnu célèbre. Le public connaît ses musiques utilisées par des génériques de télévision (Bas les masques, pour ne citer qu'une émission) ou des musiques de scène des chorégraphes Carolyn Carlson et Philippe Genty.
Son disque instrumental "Steppe" s'est vendu à 80 000 exemplaires mais on ignorait le nom du compositeur.
Excellent guitariste, ses modèles se nomment Bob Dylan, Léonard Cohen ou Georges Brassens, René Aubry (mandoline, banjo et accordéon) sera accompagné sur scène de six musiciens: Marco Quesada (guitare), Stefano Genovese (piano), Daniel Beaussier (guitare, clarinette, hautbois, saxophone), Marc Buronfosse (contrebasse), Antoine Banville (percussions) et Jean-Marc Ladet(violon, alto).
Ce sera l'occasion de plonger dans l'atmosphère du film Malabar Princess et de (re) découvrir les morceaux du dernier album, Seuls au monde.


LE TÉLÉGRAMME
24/03/2004

René Aubry
Rêves sans paroles

GROOVE DE CHAMBRE:
René Aubry vient de donner deux concerts évènementiels en Bretagne au sein de son septet. Il est rare en effet de pouvoir applaudir ce délicat montreur de rêves sans paroles.

Le compositeur possède les clés d'un univers sensible et groovy, chamel et délicat à la fois, qui taquine l'imagination avec une irrésistible force poétique.

Certes, le nom de René Aubry n'est pas sur toutes les lèvres. Pourtant, les chemins qui mènent à son art sont nombreux.
Le plus anecdoctique: "Steppe", la musique de l'émission "Bas les Masques" de la très cathodique Mireille Dumas, était de lui.
Plus sérieux, René Aubry a composé beaucoup de musiques des chorégraphies de l'immense danseuse Carolyn Carlson. Son nom est également intimement associé à celui de Philippe Genty, le magicien du spectacle vivant dont "Ligne de Fuite" sera d'ailleurs bientôt joué à Vannes. Le tandem genty-Aubry a déjà quatre oeuvres en commun.
Les cinéphiles ont depuis peu une nouvelle chance d'accéder à l'univers de René Aubry. Il a signé la bande originale du film "Malabar Princess" qui fait un tabac.

Autre voie d'accès à son monde: les disques. Il a balisé ses vingt-cinq ans de carrière de onze albums lumineux, touchants, solaires, liés à des spectacles ou autonomes.
Ils constituent la matière des concerts. " Le répertoire joué couvre plus de vingt ans de compositions, indique René Aubry. Le plus ancien date de 1982, le plus récent est de cette année. La plus grosse part du concert est réservée aux trois derniers albums : "Plaisirs d'amour", "Invités sur la terre" et "Seuls au monde".
Sur scène, les morceaux sont interprétés dans un esprit plus festif, avec des plages d'improvisation. Plus énergique aussi grâce à l'apport des percussions".

René Aubry joue pour sa part guitare, mandoline, banjo, bouzouki et accordéon.
"Je n'ai pas plus d'importance que les autres membres du groupe, insiste-t-il. Je suis là un peu comme un orchestreur mais je m'efface souvent derrière les autres musiciens". Des musiciens qui sont les mêmes depuis ces cinq années où René Aubry s'est enfin décidé à donner des concerts.
"Avant, je ne ressentais pas la necessité d'aller jouer mes compositions en public. je me suis lancé sous la pression des programmateurs et d'amis, et ça a été une belle surprise ! Les concerts me permettent de rencontrer un public que je ne connaissais pas du tout et aussi de promouvoir ma musique auprès d'autres gens. Je suis très peu médiatisé et il s'avère que la moitié des spectateurs qui viennent aux concerts ne me connaissaient pas auparavant".

Pordic et Queven vont offrir aux amateurs de découvertes la possibilité de plonger dans l'univers riche et cohérent de ce grand artiste, plus habitué aux scènes allemandes, grecques et italiennes qu'à celles de l'hexagone.

F.J.


OUEST-FRANCE
24 MARS 2004

SORTIR AU PAYS DE LORIENT

Malabar Princess, Carolyn Carlson, Philippe Genty : c'est sa musique

Chansons sans paroles de René Aubry

René Aubry est un poly-instrumentiste dans la lignée de Yann Tiersen, dont les musiques ont acccompagné de grandes chorégraphies, des films et des téléfilms. A découvrir sur scène en septet, samedi 27 mars aux Arcs à Quéven.

Il n'a pas la notoriété de Yann Tiersen, ni même, peut-être, celle du pianiste Didier Squiban. Pourtant René Aubry est un des grands musiciens poly-instrumentistes français.
Nombre de ses compositions véhiculées par la publicité ou les génériques d'émissions télé, reviennent en mémoire en les écoutant. C'est le cas avec le film Malabar Princess, encore sur les écrans, et dont la musique est signée René Aubry.
Sa rencontre avec la chorégraphe Carolyn Carlson l'a fait entrer dans le monde de la danse, et il a signé la plupart des musiques de ses ballets, sur lesquels a évolué notamment la danseuse Marie-Claude Pietragalla.

"René Aubry a inventé une alchimie mystérieuse de sons et de mélodies qui, un jour, ont commencé de traverser le monde comme s'il allait de soi de voler par-delà les nuages avec l'unique but d'envelopper plus doucement les choses. Cette musique, comme une nouvelle amante, semble rappeler des souvenirs enfouis, un autrefois, un ailleurs qui fait surgir une kyrielle de menus faits, l'esquisse d'un geste, un parfum, le regard furtif d'une passante", écrit de lui Yves Simon.

Après Plaisir d'Amour, Invités sur la terre et avant Malabar Princess, le 11ème disque de René Aubry, Seuls au monde, sorti en 2003 regroupe les musiques composées pour le spectacle de Philippe Genty, Ligne de fuite, qui a été donné au Grand Théâtre de Lorient en début de saison. Sur scène, René Aubry est entouré de six musiciens. La finesse de ses compositions, sa délicatesse, son sens inné de la mélodie, sa "patte" font merveille. Les surprises sont toujours aussi nombreuses, son rapport à la musique demeure intact. La qualité sonore est exceptionnelle, on touche à l'épure sonore.

"Projection Privée", revue de presse

René Aubry Home Page

Les concerts, extraits videos, photos, planning

Revue de presse sur les concerts précédents

Hopi Mesa Home Page