REVUE DE PRESSE

NOVA MAG
Avril 1997

...Pour le reste, pourquoi toujours aller chercher si loin (aux States évidemment) de telles fausses gloires ?
A style égal (le répétitif), "La divine nature des choses"(Arcade), de Jean-Philippe Goude, jeune Français autrement talentueux, continue d'être un disque trop oublié par nos critiques mondaines et lobotomiques. Beaucoup de noms viennent à l'esprit en écoutant cet album tout blanc : Debussy, Satie, Fauré, César Franck...

Mais Goude, au contraire de Glass, ne les pille jamais sans vergogne (et sans citation): il les habite, s'en nourrit et restitue, dans ses quinze pièces instrumentales pour piano, basson, synthétiseur, orgue de cristal, etc, toute la subtilité de la musique française de chambre.
On découvrira, par exemple, d'inattendus parallèles émotifs entre je suis choses légère et le quintette de Franck par Alfred Cortot et le quatuor Ysaïe.Cette science musicale, érudite mais fraîche, est porteuse d'une authentique morale du son, lumineux, bien tempéré, hésitant entre mélancolie et joie mouvante, expansion et antropie, Ying et Yang.Bref, cette "divine nature des choses" est à la musique ce que Le sourire de Tao de l'écrivain Lawrence Durell est à la philo: une sorte de talisman pour exister et apprendre à écouter, plus intelligement et bien plus loin que les voix en toc des habituels maquereaux de la post-modernité.
Vincent Bore

TÉLÉ-LOISIRS
Décembre 1994

La musique idéale pour se réveiller et prolonger le plus joli des rêves... Tous les instruments semblent courir les uns après les autres, s'interpeller, se répondre, dans une fraîche et lumineuse prairie baignée du premier soleilencore frissonant du matin...
jean-Philippe Goude est un magicien qui a toujours surpris, enthousiasmé un vaste public. Expert en synthétiseurs, le voici maintenant revenus aux sources d'une inspiration qui marie avec bonheur le classique et le baroque.

KEYBOARDS
Décembre 1994

AINSI DE NOUS

Entre génériques de télé et musiques de pub, jean-philippe Goude continue de s'aérer la tête en traçant avec application des pleins et des déliés, sur des partitions pour petits orchestres de chambre. Pour notre plus grand plaisir, "Ainsi de Nous" se situe dans la droite lignée du précédent "De Anima", et l'on y retrouve une série de compsitions concises, pleines de charmes et de distinction. Violons, violoncelle, clarinette, basson et piano y cisèlent des contrepoints gracieux, sans se pressere, mais avec un véritable élan qui fait rebondirl'ensemble sur chaque barre de mesure. D'essence noble sans être prétentieuse, limpide sans être insipide, évidente sans pour autant être facile, cette musique a fait le choix d'une esthétique résolument comtemporaine et en dehors des modes. Elle dégage cette même sérénité rafraîchissante que procure une promenade en forêt, et qui vous laisse ensuite la tête pleine de paysages devant le crépitement du feu dans la cheminée.
Bruno Heuzé

7 À PARIS
Août 1992

L'été profond appelle les musiques aériennes et inclassables. C'est la saison des quatuors, et le triomphe de l'esprit latin.
Compositeur onirique et cristallin, jean-Philippe Goude a sorti récemment une oeuvre aristotélicienne: "De Anima". Il s'agit sans doute de "nouvelle musique", mais l'ambiance en est fragile et précieuse, mélodieuse et dentellière. Chaque note de musique ressemble à une goutte d'eau fraîche et légère. Goude travaille en petite formation: deux violons, un piano et une clarinette lui suffisent parfois. J'ai rarement entendu disque plus approprié à la pénombre estivale
Un bijou raffiné.

Christophe Bourseiller

LES INROCKUPTIBLES
Décembre 1992

DE ANIMA

...Aujourd'hui, les musiques musardantes de jean-philippe Goude pourraient bien nous redonner le goût des lendemain qui chantent.
Reperé un peu partout grâce au très malin indicatif de Caractères, Goude retiendra les oreilles flâneuses par son aptitude à brosser tous les genres de climat dans les formats musicaux les plus variés. ce néo-classicisme bien tempéré - qui du coup ne mérite pas cette étiquette suspecte - manie tradition et modernité avec un parfait sens de l'équilibre: il faut un peu plus que du talent pour faire dialoguer un violon et un grincement d'escalator sans évoquer les pensums du GRM.
Ses oeuvres vocales, Salve Regina ou Libera Me, merveilleusement servies par le contralto indiscutable Gérard Lesne, font parfois penser à celles d'Arvo Pärt; un Arvo Pärt qui, tel le Mozart de la Messeen Ut mineur, ne s'interdirait pas quelques beautés profanes.
Mais c'est avant tout à la transparence de Gorecki qu'on songe à l'écoute des oeuvres instrumentales.
Dégagée des pièges de l'illustration , cette musique très sûre d'elle-même - Goude, apparement sait où il va, sans se laisser porter par la beauté plastique des "nappes sonores", ce cache-misère des inspirations en panne - retrouve le plaisir du discours sans être jamais aride.

Comme disait Schoenberg: "Il y a encore beaucoup de chefs-d'oeuvre à écrire en Do majeur".


"Rock de Chambre", revue de presse
"Rock de Chambre", par Robert Briatte
Rock de Chambre, par Le Monde
Jean Philippe Goude, extrait musicaux

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