"ROCK DE CHAMBRE"


REVUE DE PRESSE


9 Mars 2001
L'envol le plus personnel du joueur de claviers Jean-Philippe Goude - issu de la nébuleuse Magma avant un passage chez Renaud puis des compositions pour des films, la télévision ou la publicité - s'est fait, au début des années 1990, avec l'Ensemble (formation d'une dizaine de solistes dont Paul Meyer à la clarinette, Hervé Cavelier au violon ou le pianiste Bruno Fontaine). Avec parfois l'apport d'autres musiciens, Goude et l'Ensemble privilégient la clarté expressive de certaines mélodies rock ou de grands airs à chanter et s'inscrivent en relation à un certain minimalisme américain dans sa version la plus lyrique (Garrett List). Avec ce nouvel album, Rock de chambre, Goude se montre toujours aussi talentueux avec les cordes (les arrangements pour violoncelles sont somptueux) et les vents (les bois y ont la part belle), fait des écarts vers l'accordéon, le célesta ou la viole de gambe, sans effets d'amoncellement, laisse passer quelques phrases de batterie (Bill Bruford et François Laizeau). Le tout avec une qualité d'interprétation nourrie d'émotion et de tendresse.

Sylvain SICLIER

LA DÉPÊCHE DU DIMANCHE
11 Février 2001
 

Il y a le classique, il y a le rock...
Vous avez dit "Rock de Chambre" ?

Quand on sait que près de 60% des Français ne vont jamais au concert (selon un sondage paru dans le numéro de janvier de la revue Beaux-Arts), comment voulez-vous qu'ils sachent apprécier un disque de "musique contemporaine" ?Dommage. Car il y a parmi nous des gens qui savent, dans ce domaine, créer du beau.Exemple : Jean-Philippe Goude. Serviteur entre autres de Carolyn Carlson qu'il a souvent fait danser, ce musicien peu ordinaire, classé un jour au rayon du "rock progressif", un autre dans celui du "jazz fusion", et puis un autre encore dans les bacs très élitistes des "musiques nouvelles", vient aujourd'hui nous offrir du "Rock de chambre". Joli façon de venir troubler ceux qui croyaient encore que la musique contemporaine s'arrêtait à Gorecki.Magnifique album en tout cas - son quatrième après "De Anima" (1992), "Ainsi de nous" (1994) et "La Divine nature des choses" (1996) -, qui vient une fois pour toutes prouver à tous ceux qui pourraient en douter que l'on peut à la fois aimer le classique et le rock. Et c'est cette "ellipse, ce raccourci entre les pôles musicaux" qui le passionnent, que Jean-Philippe Goude appelle "Rock de chambre".Musique d'atmosphère qui brille par son élégance et le parfait équilibre des instruments utilisés (piano, hautbois baroque, violes de gambe, violons, saxophones, clarinettes, basson, violoncelle, fanfare-rock et mellotron), le "Rock de chambre" de Jean-Philippe Goude est un vrai régal pour tous. Le genre de bonheur qui pourrait venir habiller tous ces "petits plaisirs minuscules si joliment décrits par Philippe Delerm dans sa "Première gorgée de bière".Des musiques fougueuses, entêtantes et délicates à la fois. Un vrai jardin de poésie à visiter à tout prix.

Bernard LESCURE

L'EST RÉPUBLICAIN
7 Février 2001
 

Le rock baroque de Goude

Avec derrière lui une impressionnante histoire, le musicien
signe douze pièces aussi étonnantes que pleines de séduction.

Weidorje, ce groupe dont est issu Jean-Philippe Goude, sonne dans la mémoire des aficionados des seventies comme une légende... l'équivalent d'un Magma assure un connaisseur. Depuis, le musicien, auréolé de cette gloire, n'a cessé de défricher de nouveaux rivages. Il revient, aujourd'hui, avec un nouvel album, étonnant, atypique, dont la séduction passe par une élégante originalité. L'une des compositions qui a donné son titre à l'album résume, à sa manière, le parcours illuminé de cet apprenti -sorcier si habile à mélanger les genres: "rock de chambre ". L'univers de Goude est étonnant, plein de mystères, suggestif derrière ses allures complices. On s'y sent immédiatement chez soi tant la mélodie parle à l'âme, cristallise les sentiments.

Ellipse

L'univers de Jean-Philippe Goude évoque des mondes qui ne peuvent nous laisser indifférents tant ils parlent à notre intimité la plus secrète. Lui même explique: "Je ne peux dissocier la musique de ma vie". Les douze pièces de cette symphonie s'organisent comme un puzzle. Toutes différentes mais complémentaires, elles restituent des émotions, des paysages, des séquences de vie jamais ordinaires. On y trouve, à la fois, la tendresse et le drame.De sa dernière réalisation plus chatoyante que jamais, le principal intéressé explique qu'il s'agit "d'un raccourci, une ellipse entre deux pôles musicaux qui me passionnent, le classique et le rock". Dans la foulée, il confie ses ravissements en s'immergeant dans le renouveau de la musique baroque qui devait constituer pour lui "un ressourcement et une révélation majeure: la résurgence de facettes sonores d'une expression de la culture occidentale antérieure au romantisme". Cet alchimiste décrit, aussi, le bain de jouvence qu'a constitué l'émergence du minimalisme américain. Ces différentes remarques valent, surtout, pour ce qu'elles racontent de la richesse de son parcours, de son inspiration.Goude devient une sorte d'initiateur. Celui qui, sans hermétisme, mais avec des repères toujours identifiables élargit singulièrement et délicieusement nos horizons. Baroque, la combinaison des instruments conviés aux festivités l'est assurément. Outre le piano, beau jusqu'à l'obsession, les violons et autres violoncelles, il y a le hautbois, des violes de gambe, un cor anglais, le basson, un accordéon, une flûte mellotron.. .L'extravagant cocktail fait merveille. Chaque séquence de cet opéra est une pure merveille, assemblage de notes dont chacune est à déguster. La rythmique joue, à sa manière, un rôle de premier ordre dans cette fabuleuse remise en forme de l'univers. "J'ai refusé durant une dizaine d'années d'utiliser les percussions et la batterie en raison de l'usage systématique qu'on en entend, et surtout par volonté de prendre du recul. Aujourd'hui, j'ai à nouveau l'envie de les intégrer dans ma musique".

" Je ne peux dissocier la musique de ma vie "

A découvrir

Jean-Philippe Goude pousse un peu plus loin encore sa quête en mettant à contribution sur certaines créations des samples et des voix anonymes "épinglées" dans le quotidien. Les titres, à l'occasion, peuvent servir à esquisser l'ambiance des instrumentaux. On passe de la légèreté de "Picnic Music" à la gravité de "Immer wieder" et aux déroulés mélancoliques de "Penguin's tribute" . Goude a derrière lui l'écriture des BO d'une vingtaine de films et des collaborations qui ont marqué, elles aussi, avec Dick Annegarn et Renaud. Arrangeur pour le premier il a réalisé quelques uns des albums les plus réussis du second : "Putain de camion", "Mistral gagnant". "Morgane de toi". Et puisqu'il y a urgence à découvrir ce musicien hors-normes, il n'est pas inutile de savoir qu'il a reçu en 1989 le Gold Awards pour le générique de "Permission de minuit", l'émission de Frédéric Mitterrand. On lui doit, de la même manière, la création du Salve Regina au théâtre des Champs-Élysées.

Jean-Paul GERMONVILLE

AMAZON.FR

Chroniques et points de vue

Avec l'expression Rock dé chambre, on se situe en réalité en plein dans l'univers du label Hopi Mesa : celui d'une non-définition de la musique. Nous sommes ici en compagnie d'artistes rock (Bill Bruford), classique (Paul Meyer) ou jazz, sans que ces interférences d'origines ne nuisent à la qualité sonore de l'ensemble.
Rock de chambre,c'est une échappée sur le terrain de la "chanson sans paroles", avec pour clé la découverte d'un univers qui fait autant penser à Michael Nyman qu'à Wim Martens.
Des miniatures orchestrales de toute beauté.

Eric Frank

L'ÉCHO RÉPUBLICAIN
15 Février 2001

LE CD
ROCK DE CHAMBRE

"Après m'avoir fait fréquenter le rayon jazz, puis celui des musiques nouvelles, les disquaires ont fini par me faire atterrir parmi les compositeurs de musique contemporaine, je flirte aujourd'hui avec Gorecki", déclare, amusé, Jean-Philippe Goude.
Le musicien préféré avec René Aubry des écoles de danse contemporaine s'électrise un peu.
Dans son nouvel univers, électro-acoustique et instruments métalliques font la nique au piano.
Ce fils de la musique classique et du jazz a l'oreille rock et l'esthétique baroque.
Dans ce Rock de chambre, il marie ses deux passions et offre une oeuvre totalement aboutie orchestrant de merveilleux instruments.

B.A.

LE NOUVEAU POLITIS
19 Avril 2001

LYRISME AND ROLL

A la croisée de la musique classique, du rock, du jazz et des musiques dites "nouvelles", l'univers iconoclaste de Jean-Philippe Goude n'a de cesse de surprendre l'oreille, pour définitivement charmer. En atteste son nouvel album au titre éloquent, Rock de chambre, qu'il a composé avec l'aide ponctuelle d'instrumentistes de l'Opéra de Paris et des Arts florissants. À la manière du jazz, chaque morceau se développe autour d'un thème musical, qui s'épaissit, s'appauvrit, évolue sur des rythmes tantôt alertes et tournoyants, tantôt minimalistes et tristes. Car s'il mêle un orage de batterie à la légèreté du hautbois baroque et des violes de gambe (dans Immer Wieder), ou s'il ponctue certains morceaux classiques de samples (thèmes électro-acoustiques) ou de voix chuchotantes (dans l'Entrain m'égoisse), c'est pour mieux exprimer une mélancolie et une nostalgie qui se font entêtantes dans cette dernière livraison.

C.M.

L'HUMANITÉ HEBDO
2 Mars 2001

Un album de "Rock de Chambre"

Jean Philippe Goude, musicien qui s'est signalé au sein de Magma ou au côté de Renaud, publie chez Hopi Mesa Rock de Chambre (distribution Wagram Music), un disque qui se présente comme un raccourci entre deux des pôles musicaux qui le passionnent : le classique et le rock.Avec la complicité de musiciens issus du rock, tel le batteur anglais Bill Bruford (Yes, King Crimson), ou issus de l'Opéra de Paris et des Arts florissants, Goude y propose un travail qui emprunte aussi bien à Brian Eno et Robert Fripp qu'à Éric Satie ou Gorecki, dans un style proche de ce que firent jadis Frank Zappa ou Simon Jeffes du Penguin Café Orchestra.

LA VIE HEBDO
1-3 MARS 2001

JEAN PHILIPPE GOUDE

Rock de Chambre

Une expérience inédite et formidablement réussie : comment mêler l'esprit du rock progressif anglais des années 70 à la lettre de la musique de chambre d'avant-garde, en mêlant les deux instrumentations sans que jamais l'un ou l'autre ne soit bafoué ou la résultante n'apparaisse comme un collage ou une parodie.Les liens entre Bartok et King Crimson existaient déjà, ils sont là exposés, développés, décalés, jamais déplacés. Hautbois et bassons rencontrent violoncelles et mellotron, cors et guitare électrique, avec, en clin d'oeil, la présence sur trois titres du formidable batteur Bill Bruford (Yes, Crimson, Genesis).A écouter d'urgence pour tous ceux qui rêvaient d'entendre le seul play-back de "Eleanor Rigby".

Une sélection de Yves BIGOT

L'YONNE RÉPUBLICAIN
24/25 Mars 2001

Valse de la chambre au monde

Tandis que le disque stressant du monde ne cesse de tourner à l'extérieur, Jean Philippe Goude propose dans son "Rock de Chambre" une danse intérieure, un balancement entre gaieté et tristesse, où les thèmes visités sautillent et témoignent d'une réflexion légère, bien que parfois mélancolique. Du hautbois au basson, en passant par les clarinettes où le saxophone, l'artiste fait souffler des airs minutieusement cousus de rock et de classique. A point nommé, la batterie et les percussions font parfois leur entrée dans la valse des instruments à vent. Tout est minuté, savamment orchestré pour les murmures radiophoniques des cotations en Bourse qu'on entend en toile de fond sur certains morceaux, à la Jean Pierre Gaillard, qui ne ressemblent plus qu'à ce qu'ils sont : vanité et tumulte... Vif, allant, berçant, "Rock de Chambre" est une visite, une promenade dans un monde intérieur où chante l'harmonieuse douceur du bien-être.

R.A. de V.

CLASSICA
Avril 2001

JEAN PHILIPPE GOUDE
"ROCK DE CHAMBRE"

HENRY TORGUE / SERGE HOUPPIN
"VERTIGES"

L'espace des "autres musiques" a toujours posé un problème de définition. Ce qui n'est ni classique, ni jazz, ni variété est bien souvent un amalgame d'éléments très hétérogènes qui peinent à trouver une vraie audience. Pourtant des artistes comme René Aubry, Jean-Philippe Goude, Henry Torgue et Serge Houppin, tous issus du label Hopi Mesa, ont réussi à réunir un public fidèle et amoureux.
Chez Goude comme du côté du duo Torgue/Houppin, on cherche à multiplier les sources sonores instrumentales (de l'accordéon aux cordes diverses et à la guitare électrique) pour donner corps de manière originale à des matériaux par ailleurs connus, du minimalisme contemporain à la composition pop. De vraies "chansons sans paroles" se mettent en place, avec une candeur et une liberté d'exécution touchantes. Si Torgue/Houppin privilégient les miniatures à la René Aubry, Goude convoque un vrai orchestre de chambre pour dresser un lacis d'harmonies séduisantes. On pense alors autant à Michael Nyman qu'à Wim Mertens.....

Hervé Guilleminot

SAX
Mars-Avril 2001

Jean Philippe Goude
"Rock de Chambre"

Difficile de classer la musique de Jean-Philippe Goude. Il en sourit d'ailleurs lui-même : "Après m'avoir fait fréquenter le rayon jazz puis celui des musiques nouvelles, les disquaires ont fini par me faire atterrir maintenant à côté de Gorecki."
Cela dit, et ne nous méprenons pas, ce disque n'a de rock que son titre. Pour donner une idée de son contenu, précisons quelques points essentiels sur son créateur.
D'abord, chez Goude, il n'existe pas de clivage mais un amour pour toutes les musiques. Ensuite, la couleur orchestrale est peinte par un goût immodéré pour les cordes et les bois (violons et violoncelles côtoient bassons, cors anglais, clarinettes et saxs). Enfin, notons son souci de s'entourer d'excellents musiciens oeuvrant habituellement au sein d'orchestres prestigieux (l'Opéra de Paris ou des Arts Florissants). Et on peut ressortir de son écriture un style à rapprocher de Robert Fripp ou René Aubry dans des atmosphères toujours changeants et parfois équivoques.

N.L.

TELE MAGAZINE
27/01-2/02 2001

Jean-Philippe Goude

Ce compositeur voue une passion à la musique classique et au rock. Dans cet album il a réussi une fusion parfaite entre deux genres, a priori totalement inconciliables. Rock de Chambre est un disque étrange, baroque, magnifique.
A écouter en boucle !

LE BIEN PUBLIC
26 Janvier 2001
 

"Rock de chambre"
de Jean-Philippe Goude

Avec "Rock de chambre", le théâtre baroque de Jean-Philippe Goude s'anime de couleurs nouvelles, ses personnages favoris, entendez par là ses instruments de prédilection, font résonner une voix différente.
A l'instar du promeneur s'aventurant d'un pas léger au milieu des ruines (Picnic Music), l'air s'électrise, des éclairs métalliques zèbrent le ciel de la mélodie qui prend alors une autre ampleur. Au piano, il revient toujours d'exprimer les sentiments dans leur évidence nostalgique ; aux violons, souvent revient la tâche d'exprimer une sensation de plénitude.....

LE MAINE LIBRE
20 FÉVRIER 2001

Jean Philippe Goude

En conceptualisant les compositions de son "Rock de chambre", Jean-Philippe Goude manifeste plus sûrement son appétit et son intérêt pour la musique populaire qui a marqué sa génération, que pour les caractéristiques binaires de celle-ci. A l'instar du groupe belge Venus, il privilégie une orchestration acoustique où la voix humaine est marginalisée et utilisée à contre-emploi, à la Tortoise ou à la Gastr del Sol, mais ici la narration est virtuellement projetée par les cordes des violons et des violes de gambe. L'audace de la démarche ne consiste pas à sacraliser une musique "vulgaire" qui n'a que faire de ces nobles ambitions, mais de démontrer que certaines rythmiques s'accommodent idéalement d'arrangements sophistiqués. Jean-Philippe Goude étant un compositeur de goût, on cherchera en vain d'embarrassantes mésalliances soniques, d'opportunistes et maladroits faux pas harmoniques. Les mélodies qui courent sur ces plages partagent un air de famille avec celles de Phili Glass, Wim Mertens, Craig Armstrong ou du Penguin's Café Orchestra (à qui un malicieux clin d'oeil est addressé).

René GUYOMARC'H

WESTZEIT
(issue 3/01)

Les temps où les Rockers voulaient faire de la musique "sérieuse" sont heureusement depuis longtemps révolus (bien que: Scorpions, EXPO,... beuaark!). Aujourd'hui ce sont plutôt les Classiques qui se dirigent vers le Rock, ou y sont poussés (Reich, Henry).
Mais il existe des compositeurs comme Wim Mertens ou J.-P. Goude qui ne peuvent pas vraiment trancher entre les deux camps.
"Rock de Chambre" est un exemple réussi de funambulisme entre
Minimalisme, Prokofiev et Rock.
Guitare électrique et batterie côtoient quatuor à cordes et hautbois baroque. Répétitif et groovy. Et aucunement ridicule. Les pièces sont formatées Rock, car rarement plus longues que quatre minutes.
Une grande recommandation pour tous ceux qui ont assez entendu de techno.

Karsten ZAMILLA

LE COURRIER PICARD
Dimanche 11 Février 2001

BAROQUE

Jean-Philippe Goude toujours inclassable

"Après m'avoir fait fréquenter le rayon jazz puis celui des musiques nouvelles, les disquaires ont fini par me faire atterrir parmi les compositeurs de musique contemporaine".
C'est dire si le style de Jean-Philippe Goude est inclassable. Le plus simple, pour trouver son nouvel album, Rock de chambre, c'est donc de le demander. Musicalement, c'est plutôt classique, surtout lorsqu'on joue accompagné de musiciens et d'instrumentistes de l'Opéra de Paris ou des Arts Florissants.
Le bonhomme n'hésite pas, d'ailleurs, à faire appel aussi aux samples qui donnent au tout une tonalité particulière. Du rock baroque affirment certains. Voire.
Lui, manifestement, se situe au milieu. C'est son choix. Pour l'auditeur, Rock de Chambre est surtout un bon calmant.

D N A- DERNIÈRES NOUVELLES D'ALSACE
21 Février 2001

REFLETS

Jean-Philippe GoudeIci, il n'est pas question de ces arnaques commerciales du type "le grand orchestre symphonique de Macin interprête l'intégral des Beatles". Si Jean-Philippe Goude a intitulé son nouvel album "Rock de chambre", c'est pour mettre en évidence deux pôles musicaux qui l'attirent : le classique et l'hymne binaire à la jeunesse dévoyée.Sa musique très écrite se trouve être aux antipodes d'un rock spontané. En compagnie d'instrumentistes de l'Opéra de Paris ou des Arts Florissants, l'artiste continue d'explorer son univers si particulier. Avec comme nouveauté, l'utilisation de la batterie et de violons.Sur "Soliloque" qui clôture l'album, quelques instants fugaces rappelent la sauvagerie des icônes de la pop. Quelque chose comme un "Fun House" des Stooges en version classique. Déconcertant.

J.Ph. Goude, Extrait sonores

J.Ph. Goude, Revue de presse générale

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