HENRY TORGUE et SERGE HOUPPIN
"VERTIGES"
REVUE DE PRESSE
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Samedi 26 Mai 2001
SÉLECTION DISQUES
Serge Houppin et Henry Torgue
VertigesDepuis une vingtaine d'années, Serge Houppin et Henry Torgue mêlent leurs envies de musique. Houppin, passé par la guitare puis les claviers, amène une part rythmique. Torgue, pianiste, a le goût des fines mélodies étirées.
Vertiges rassemble quatorze courtes pièces, à la manière de ces albums concoctés par le producteur Phil Spector qui considérait qu'en moins de trois minutes tout devait être dit. Cela permet de se concentrer sur une idée, de densifier un climat sans tomber dans les travers de certains albums de musique instrumentale qui ad vitam aeternam reviennent sur trois pauvres accords et une ligne mélodique.
Ici les claviers, l'accordéon, des percussions (marimba, instruments à peaux), le violoncelle -Vincent Courtois toujours exact- se parlent, par empilements et croisements. On va de la valse baladeuse du Train nu aux échappées italo-tsiganes vers l'univers du cirque de Où va le monde ? Les sautillements de claviers dans Plume sont tempérés par un lent entremêlement des cordes et de l'accordéon ; le sombre Salle d'espérance vire d'un mouvement vers le flamenco.Vertiges déborde de bout en bout d'une belle assurance et d'une énergie joyeuse.
Sylvain SICLIER
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LE TELEGRAMME
19/09/2001LES RACONTEURS D'HISTOIRES
les étranges étrangers n'ont pas le monopole du bizarre et de la singularité. En tête de peloton, on pourra citer "Madame Deshoulières", un Jean Louis Murat un peu mineur mais fort attachant. Pour la voix d'Isabelle Huppert, chantant et disant de jolis textes du XVII° siècle.
A ceux qui n'ont pas l'habitude, on conseillera la fréquentation urgente du catalogue de la maison Hopi Mesa, à qui l'on doit notamment quelques durables coups de coeur pour les disques de René Aubry.
Après un album solo de l'un d'entre eux, Serge Houppin et Henry Torgue sont à nouveau associés pour un album délicat et léger, tout en subtiles colorations.
Deux titres sublimes parmi d'autre sur cet album à découvrir d'urgence "Le train nu" et "Plume".Il y a là un indéniable cousinage avec l'univers de Yann Tiersen, dont le dernier album "l'absente" (virgin) se fait de plus en plus présent dans les esprits. Un merveilleux objet sonore, dont la rigueur et le talent frôlent la perfection.
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L'EXPRESS
3 Mai 2001Musique contemporaine
Les notes d'un piano enchanteur tentent en vain de calmer le vacarme d'un orchestre tsigane qui avance en procession, accordéon en bandoulière. Un violon ou un hautbois passe par là - à moins que ce ne soit un baryton rigolard - ajoutant sa touche légère à la mélodie.
Avec, dans l'oreille, la rumeur lointaine d'une antique fanfare, d'un bal musette, de la place Djemaa el-Fna, d'une troupe de cirque ou d'un vieil orgue de Barbarie, Henry Torgue et Serge Houppin ont composé 14 petites pièces faciles et aériennes, valses tristes et rêveuses, drôles de fantaisie. Leurs Vertiges (édités chez Hopi Mesa, le label de René Aubry) empruntent plus à l'art de la navigation qu'à celui de la composition.
Tout de poésie tendre et ironique, ils expriment le ravissement. Comme la promesse d'un beau jour de printemps.P.D.
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LE BULLETIN
25 Mai 2001ACTUALITÉ
PIANOS, DU HAUT...
Musique. Les musiciens Henry Torgue et Serge Houppin se retrouvent pour un somptueux Vertiges, une collection de pièces instrumentales qui prolonqe l'oeuvre qu'ils ont adressée aux artistes ,de la scène.
Unis par vingt ans de collaboration, Torgue et Houppin ont surtout fait miroiter leurs travaux d'habillage sonore sous les soleils des spectacles de Gallota, Carolyn Carlson ou Philippe Genty. Après un long hiatus de cinq ans induit par des projets solos respectifs (dont le parfait Piano solo et variations de Torgue qui l'a conduit à travers le monde), le duo se reforme autour d'un nouveau CD de quatorze titres, qui marque dès les premières notes une nouvelle évolution dans leur travail.
Mélodies parfaitement lisibles, harmonies décomplexées, effets sobres : Vertiges n'est pas la nouvelle bande-son indissociable du discours d'une chorégraphie ou d'une mise en scène, même si le matériau des chansons a été fourni par les musiques produites pour différents spectacles. Vertiges tient miraculeusement sur ce fragile équilibre, oeuvre aux reflets changeants et parfaitement autonome, explorant tout à la fois un univers musical sans forme pré-établie et écarté de toute conception figurative.
Dominée par des pianos de cristal au travers desquels glisse l'eau pure des silences, la musique du duo se fait transparence pour épouser la couleur des instruments : un accordéon aux soufflets empourprés de sud, la vieille étoffe rousse d'un violoncelle nordique animent durablement une mélancolie sans nostalgie, une émotion à la géographie imprécise. Sans revendiquer une quelconque ultra-modernité (les bases de cette approche musicale, souvent qualifiée de modale, ont sans doute été jetées il y a vingt-cinq ans par Wim Mertens ou Gavin Bryars), Henry Torgue et Serge Houppin fignolent avec l'élégance tenace de Vertiges une oeuvre cohérente et rigoureuse, aussi froide et désincarnée dans sa forme que lumineuse et hantée en son coeur.
Et ce coeur-là n'a jamais battu aussi fort.
Richard Gonzalez
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OUEST FRANCE
1/07/2001Henry Torgue / Serge Houppin : Vertiges
Henry Torgue et Serge Houppin se connaissent depuis vingt ans. Longtemps, ils ont travaillé pour le chorégraphe Jean Claude Gallotta, mais également pour d'autres maîtres du mouvement, comme Carolyn Carlson et Philippe Genty. C'est dire si ces deux sorciers des claviers ont l'art de créer des atmosphères.
Jusqu'à l'étonnante et sensuelle image de femme renversée qui en illustre la pochette, leur dernier album, Vertiges, se veut d'ailleurs "un hommage à tous les danseurs.... qui ont porté leur musique à travers le monde".
C'est un constant bonheur de se laisser glisser dans ces quatorze courtes pièces habillées d'accordéon, de percussions, de violoncelle, qui tanguent si joliment avant de prendre la tangente de nos rêves. Et ce n'est pas faire injure à Yann Tiersen que de dire que ces petites fugues-là auraient fort bien pu illustrer le fabuleux destin d'une certaine Amélie.Jean Théfaine
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LE COURRIER PICARD
8 Avril 2001- BALLADES -
HOUPPIN ET TORGUE : DERVICHES TOURNEURS
La musique de Henry Torgue et de Serge Houppin est un peu à l'image de cette jeune fille qui figure sur la superbe pochette de leur nouvel album. C'est un univers musical qui tourne, comme les derviches, sans jamais tomber.
Car tout est question d'équilibre sur Vertiges. A tel point qu'elles paraissent toutes simples ces quatorze mélodies qui semblent vouloir raconter autant d'histoires.
Mais à y "écouter" de plus près, on y découvre bien des merveilles. Comme un entomologiste lorsqu'il se penche sur les ailes d'un papillon, le monde prend alors une autre dimension. Violoncelle, accordéon, percussions.... Houppin ou Torgue nous séduisent aussi par leurs compositions.
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LE COURRIER DE L'OUEST
17 JUIN 2001VERTIGES
"Vertiges" est le nouveau CD d'Henry Torgue et Serge Houppin, deux musiciens dont on n'oubliera pas le très beau "Ulysse" de 1993, ni le disque "Amour et Légende" pour des créations du chorégraphe Jean Claude Gallota, enregistré au Cargo de Grenoble en 1992, et encore moins le génial "VoyageurImmobile" pour un spectacle de Philippe Genty en 1995, ou encore les variations solistes au piano de Torgue (1997), dont on ressent encore l'ambiance rêveuse dans cette nouvelle création.
La présence de Vincent Courtois au violoncelle, de Patrick Reboud à l'accordéon, d'Alain Lafuente aux percussions, d'Anne-Flore Houppin au chant sur quelques titres, fait de ces musiques à danser un véritable florilège esthétique aux influences culturelles multiples, dont l'écoute constitue davantage qu'un repos : un enrichissement.
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LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ
5 Avril 2001INSTRU/MENTAL
HENRY TORGUE
SERGE HOUPPIN
"VERTIGES"Cela fait un bail que les deux musiciens grenoblois ont réuni leurs talents. Ensemble, sur leurs claviers, ils ont composé nombre de musiques au sein de la compagnie de danse Emile Dubois. Ensemble, ils viennent de sortir un album instrumental baptisé "Vertiges" où l'on retrouve la veine évocatrice qui les inspire. Des mélodies simples et fluides qui portent le mouvement, qui créent des ambiances, convoquent des images ou des rêves. Des oeuvres que de nombreux artistes, acteurs, danseurs, patineurs sur glace, utilisent souvent comme une ponctuation, un contrepoint à leur évolution sur scène. Ce pouvoir révélateur, au sens chimique du terme, Henry Torgue l'explique ainsi : "Nos mélodies sont déjà dans la tête de nos auditeurs ; nous n'avons qu'à les leur faire entendre réellement. On travaille dans un champ familier, pas de surenchère académique dans nos compositions. Notre principe de recherche reste la simplicité..."
C'est donc en toute simplicité et sans en rajouter (chaque morceau est volontairement formaté entre 3 et 4 minutes) que les deux musiciens produisent les airs que le public a déjà dans la tête. Une excellente recette de succès. Ils sont accompagnés sur ces quatorze titres de leur composition par Patrick Reboud (accordéon), Alain Lafuente (percussions), Vincent Courtois (violoncelle).
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CLASSICA
Avril 2001HENRY TORGUE / SERGE HOUPPIN
"VERTIGES"JEAN PHILIPPE GOUDE
"ROCK DE CHAMBRE"L'espace des "autres musiques" a toujours posé un problème de définition. Ce qui n'est ni classique, ni jazz, ni variété est bien souvent un amalgame d'éléments très hétérogènes qui peinent à trouver une vraie audience. Pourtant des artistes comme René Aubry, Jean-Philippe Goude, Henry Torgue et Serge Houppin, tous issus du label Hopi Mesa, ont réussi à réunir un public fidèle et amoureux.
Chez Goude comme du côté du duo Torgue/Houppin, on cherche à multiplier les sources sonores instrumentales (de l'accordéon aux cordes diverses et à la guitare électrique) pour donner corps de manière originale à des matériaux par ailleurs connus, du minimalisme contemporain à la composition pop. De vraies "chansons sans paroles" se mettent en place, avec une candeur et une liberté d'exécution touchantes. Si Torgue/Houppin privilégient les miniatures à la René Aubry, Goude convoque un vrai orchestre de chambre pour dresser un lacis d'harmonies séduisantes. On pense alors autant à Michael Nyman qu'à Wim Mertens.....Hervé Guilleminot
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DANSE DANSE
Avril 2001DISQUES
Recueil de 14 pièces de ces compositeurs inspirés par Carolyn Carlson, Gallotta ou Philippe Genty, "quatorze microclimats développés en spirale et qui ricochent de l'un à l'autre, de telle sorte qu'on a l'impression de les entendre tournoyer à l'infini ; quatorze tranches de vie pour conjurer le vide avec leurs personnages vifs ou claudiquants, souples ou gauches, qui nous invitent à écouter leurs histoires sans paroles, familières et éternelles (Robert Briatte)" ; quatorze morceaux qui accompagneront sûrement merveilleusement vos exercices chorégraphiques...
Jean Marie Gourreau
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AMAZON.FR
Chroniques et points de vue
On affirme souvent, à tort, que les musiques de Serge Houppin et Henry Torgue relèvent plus de l'illustration sonore. Pour preuve, si ce disque a pour origine des musiques illustrant des chorégraphies et des mises en scène, les musiques qui le composent ont entièrement été retravaillées en studio.
L'univers sonore des deux musiciens est circonscrit par une sorte de chanson sans paroles qui emprunte des éléments aussi bien au cabaret qu'à la pop.
Le résultat est d'une fraîcheur et d'une invention remarquables.
Eric Frank
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L'ESSENTIEL
11 MAI 2001Délicieux "Vertige"
Les Grenoblois Henry Torgue et Serge Houppin viennent de faire paraître un album instrumental intitulé Vertiges".
On ne présente plus Henry Torgue. Longtemps associé au chorégraphe Jean-Claude Gallotta (moyen le plus simple de le repérer, mais aussi le plus sûr de parler d'un temps révolu), ce musicien hors normes est pourtant définitivement de la caste des discrets. Bâtissant pas à pas un itinéraire musical riche d'expériences diverses (du piano solo lors du festival de Sainte-Marie-d'en-Bas à la composition et l'accompagnement des chansons d'Anne Calas), c'est avec Serge Houppin, son complice de toujours, qu'il signe son retour discographique: "Avec Serge, cela fait des années que nous travaillons ensemble. L'idée de ce disque était pourtant assez nouvelle pour nous: il s'agissait en effet de retravailler un certain nombre de petites pièces que nous avions composées lors de spectacles d'artistes tels que Serge Papagalli, Sylvie Guillermin ou Natacha de Poncharra. Nous sommes sortis de la logique d'un thème central pour bâtir une traversée à travers des paysages sonores que nous avons retravaillés ensemble."
Le résultat de ce travail discographique très abouti (plus de deux ans de travail), ce sont 14 plages d'ambiances où les univers des deux compositeurs se mélangent de façon troublante. Bien malin qui peut dire qui a signé quoi: "C'est vrai qu'à force de se connaître, nos compositions donnent parfois l'impression de se nourrir les unes des autres, mais cette impression d'unité vient surtout du fait que, de la première note au mixage, nous maîtrisons ensemble toute la chaîne de la production musicale."
Jolie bulle d'air en tout cas que ces deux musiciens (qui poursuivent également chacun des activités différentes) nous offrent avec ce Vertiges, aussi maîtrisé et réussi que le laisse entrevoir sa pochette!
B.G.
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LA VOIX DU NORD
25 Avril 2001TORGUE-HOUPPIN
"Vertiges"
A l'instar de Tiersen, Henry Torgue et Serge Houppin sont aussi des hommes-orchestre.
Ces Vertiges sont autant de courts-métrages sonores, appel à des rêves de danses où se télescopent accordéon nostalgique, rythmes ibériques et piano énigmatique.A. CL.
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L'YONNE RÉPUBLICAINE
24/25 MARS 2001DANS L'AIR DU TEMPS
Le duo de compositeurs formé par Henry Torgue et Serge Houppin s'est forgé une solide réputation dans le monde de la danse et du spectacle vivant. Leurs musiques originales, vives, colorées savent nourrir l'imaginaire sans imposer d'images pesantes. Ce n'est pas la moindre de leurs qualités. Le duo est aujourd'hui de retour avec "Vertiges", un album de quatorze titres : "Le concile des Zoogs", "Aruana song", "Salle d'espérance", "où va le monde ?"....
La touche Torgue/Houppin est toujours présente : mélange des sources sonores, importance des rythmes, des répétitions.
Une grande allégresse s'échappe de ce disque. Des "Vertiges" plus que nécessaires. La vie comme elle va. Très réussi.
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LE COURRIER PICARD
25 MARS 2001SERGE HOUPPIN / HENRY TORGUE
Les "Vertiges" appartiennent à un style musical qui en donnera d'autres aux gens qui aiment les airs quand ceux-ci rentrent dans des classifications pratiques et réductrices.
Serge Houppin et Henri Torgue composent pour des chorégraphies qu'ils habillent en quelque sorte, ajoutant au plaisir et aux sensations du regard celui de l'ouïe. Inspiré par les musiques répétitives et le folklore urbain, le duo a donc confectionné une suite orchestrale simultanément sophistiquée et accessible. Essentiellement articulée autour de l'association complice de cordes, d'un accordéon, de percussions et occasionnellement d'une voix, elle érige un univers sonore excentrique et séduisant qui joue sur les équilibres et les déséquilibres. Grisante et aérienne, elle envoûte l'auditeur, le charme et l'enveloppe dans un univers qui encourage le songe éveillé. Comme on dit d'une bonne chanson que la lecture de son texte et de sa mélodie qu'ils doivent pouvoir s'affranchir l'un de l'autre, il en va de même pour les compositions réalisées pour illustrer les ballets : il n'est pas indispensable d'avoir vu les "Vertiges" pour qu'ils vous tournent la tête.
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LES SAISONS DE LA DANSE
AVRIL 2001"LU, VU, ENTENDU"
DISQUE : NOSTALGO-CONTEMPOCurieux sentiment, alors que dans ce même numéro nous nous penchons sur les nouvelles pratiques musicales en oeuvre dans la danse d'aujourd'hui, Henry Torgue et Serge Houppin dont les mélodies ont accompagné nombre de créations de la Jeune danse française (à commencer par les grandes pièces de Jean-Claude Gallotta), sortent un nouvel album de quatorze morceaux, dont quelques-uns composés pour la chorégraphe Sylvie Guillermin, entre autres.
Or, cet album reflète parfaitement un style : rythmique obsessionnelle à vocation dramatique, utilisation de sonorités évocatrices - guitare, accordéon ou clarinette -, mélodie douce amer et rêveuse, construction d'un climat qui apparente chacune de ces petites séquences à de petites histoires sans parole. Ainsi, un air comme
Le Concile des Zoogs semble attendre sa chorégraphie de Gallotta et Où va le monde entre klemzer et fanfare enjouée ne déparerait pas dans certaine envolée de Francesca Lattuada. Car il y a une proximité entre un Jean-Marc Zelwer, un René Aubry ou même Jean-Philippe Goude (qui ne compose pas pour la danse) et le duo Torgue-Houppin.
Un son qui évoque les emballements d'il y a quelques années et qui n'est plus dans "l'avant-garde". Mais à l'écoute de quelques-unes de ces petites musiques nostalgiques, comme le très beau Paupières de Sable, ou Soap morceau pulsif et inquiet, on mesure comme ce son a fait sa place, à la télévision, dans la chanson, comme ce son colle parfaitement aux tendances de la mode et de la déco, comme ce son est devenu consubstantiel à l'époque. En somme ce disque qui fleure sa nostalgie chorégraphique est parfaitement et paradoxalement, d'actualité.
Il y a là, outre le plaisir d'un bon disque, un petit peu de réflexion à mener.PH.V.
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