Extrait audio "Quintette"

RENE AUBRY

2008 / 2011

EXTRAITS VIDEO - PHOTOS DE PRESSE - REVUE DE PRESSE
SUR LES CONCERTS

"PLAY TIME" - REVUE DE PRESSE


LE CONCERT À LA CARTOUCHERIE DE VINCENNES
JUIN 2011

LE GROUPE

AVEC I'INTERVENTION DE CAROLYN CARLSON

PHOTOS DE CHRISTIAN TAILLEMITTE


LE CONCERT AUX BOUFFES DU NORD
2010

Fil de Verre
La Grande Cascade

LE CONCERT AU THÉÂTRE DE LA REINE BLANCHE
2008


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- par Demetris Koilalous -

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PHOTOS DU CONCERT À PARIS EN 2008
par Christian Taillemitte

LES CONCERTS EN 2010
REVUE DE PRESSE


CONCERT À SEBAZAT
20/05/2011

LA MONTAGNE
21/05/2011

SÉMAPHORE. PLUS DE 500 SPECTATEURS, HIER SOIR, SOUS LE CHARME DE SON SEPTET "ATMOSPHÉRIQUE" ÉTINCELANT.

RENÉ AUBRY, PLASTICIEN DES ÉTATS D'ÂME

Sept paires de mains qui laissent sans voix. Autant de musiciens qui excellent à l'unisson : la "bande originale" de René Aubry nous a fait son film. En technicolor.
Quatre vingt dix minutes de bonheur sans escale.

René Aubry nous emmène où bon lui semble. Catogan du quinqua et sourire ravageur, il communique avec son art. Il rejette l'académisme. Et jubile d'un instrumental à l'autre.
Cet adepte de la "beau-diversitée" maîtrise ses effets. Très structurés. Guitare en mains, il revisite les musique du Monde. Ou, peut-être, les a-t-il créées ?
Hier soir, Sémaphore ralliait des atmosphères venues d'Andalousie, d'Italie ou des pays slaves. Percussions africaines, violon aérien et clarinette haletante pour bagages. Les guitares s'en donnent à coeur joie et l'ensemble souligne le relief irremplaçable d'une musique de film. Aux commandes, René Aubry donne les tempos. Entre Boulez et Philip Glass, le scenario reste à écrire. De sa complicité avec Carolyn Carlson naît une musique à l'esthétisme pluriel. Le compositeur façonne les humeurs.

Un gand bonheur à sept partagé avec le public : envoûtant. Et magnifique.

Guy Lemaître


CONCERT À BARI (ITALIE)
19 novembre 2010

"LA REPPUBLICA"
19/10/2010


LA CROIX
19/04/2010

QUE SONT-ILS DEVENUS ?

Ce musicien évoluant hors de toute chapelle célèbre ses dix ans sur scène ce soir aux Bouffes du Nord, à Paris.

René Aubry bricole ses mélodies loin du bruit,..

En 1998, il remporte une Victoire de la musique classique.
René Aubry compose "
Signes", un ballet que Carolyn Carlson crée à l'Opéra Bastille en 1997. C'est un succès retentissant et l'album obtient même une consécration l'année suivante: la Victoire de la musique classique dans la catégorie "production chorégraphique en France". A la suite de cette reconnaissance, René Aubry se retrouve arbitrairement assimilé à un musicien "classique", rangé chez les disquaires parmi les contemporains, entre John Adams et Pierre Boulez: "
C'est étrange, s'amuse-t-il. Je ne me sens pas comparable à eux. Je n'ai pas cette prétention. Je n'avais qu'un disque de Bach à la maison quand j'étais enfant. Au fond, je fais des petites chansons sans paroles."

Sous sa longue chevelure déjà blanchie, à 54 ans, sous ses sourires de père de famille visiblement épanoui, René Aubry est un casse-tête pour marchands de disques ! Où ranger l'oeuvre abondante de cet inclassable ? Déjà 16 albums depuis 1983, avec leur titres à relief poétique : Steppe, Après la pluie, Invités sur la terre, Mémoire du futur ou Play Time. En 2009, il a aussi enregistré un livre-disque pour enfants, d'après Le Roi penché, de Marie Desplechin.

Ce vosgien d'origine a planté son univers d'artisan en mélodies dans un pavillon parisien à deux pas du Père-La Chaise. C'est là qu'il construit un imaginaire de notes presque sans paroles. A ce quasi-anonyme on doit quelques "tubes" popularisés par la radio et la télévision; les génériques de l'ancienne émission de Mireille Dumas Bas les masques, de Savoir plus santé, de bon nombre d'émissions de France Inter. On entend aussi les envolées de ses cordes (guitare, banjo, mandoline, bouzouki) sur FIP ou dans des reportages d'actualité.

Mais depuis ses débuts en 1979, René Aubry signe surtout des musiques de ballets, conçues en particulier pour Carolyn Carlson, qui lui permit de se révéler, il y a trente ans. Il fut plusieurs années son compagnon, à Paris puis à Venise, et il collabore toujours avec elle. "C'est une rencontre, un amour que je n'aurais osé espérer. Elle m'a ouvert aux musiques alternatives et c'est à ses côtés que j'ai commencé à me sentir compositeur. J'habitais une piaule à Vincennes où je faisais des maquettes. Elle trouvait ça superbe. Elle m'a donné l'audace..." Une foule de petites pièces suivront, certaines reprises par d'autres éminentes chorégraphes: Pina Bausch, Marie-Claude Pietragalla. Ou des compositions pour le marionnettiste Philippe Genty. Sans oublier les musiques de films: La Croisade des enfants, Killer Kid, Malabar Princess ou Sous les bombes, dont il est "le plus fier", concède-t-il, avant de lâcher que "les meilleurs films sont silencieux" et qu'il est "revenu de ce genre qui implique de travailler vite". Trop contraignant pour lui qui se serait bien vu "luthier ou ébéniste".

Où classer cet admirateur de Philip Glass, Leonard Cohen ou Mario Hadjidakis ? Au rayon simplicité sans doute, la même qui caractérise les dessins de Lorenzo Mattoti qui illustrent ses disques. Le mot colle à l'oeuvre de ce bricoleur, dont l'aventure a commencé quand, étudiant, il rejoint à Paris son frère de cinq ans son aîné: " Serge jouait dans un groupe inspiré par François Béranger, Catherine Ribeiro, Jacques Higelin. Lui était du genre touche à tout. Je me sentais plus laborieux. ..." Attiré tout de même par le monde artistique, René Aubry se retrouve régisseur au Théâtre de l'Est Parisien puis croise la route de Carolyn Carlson, à l'Opéra de Paris. Il devient son accessoiriste avant de jouer sa musique sur scène, à 22 ans, pour elle aux Bouffes du Nord. Et à 26 ans, il sort son premier disque, en dépôt-vente à la Fnac. "Ils l'ont mis au rayon New Age et, très vite, il s'est vendu? Je me trouvais génial alors!"? Humble tout de même. On le conçoit en entendant son étonnant aveu: "Je ne ais pas lire la musique!" Surprise. "Je suis autodidacte, j'ai appris la guitare en écoutant les disques des Steve Waring et de Marcel Dadi. Au fond, j'aime dire que je fabrique ma musique avec mes mains..."
Aujourd'hui, René Aubry joue sur scène, en formation septette. "
J'ai donné un concert à Bari, en Italie, en 1999, invité par un festival. Je n'ai plus eu qu'une envie: remettre ça!" Depuis, il triomphe en Allemagne, en Grèce, en Italie, en Espagne. Mais il peine à trouver des dates en France où décidément, on n'aime guère les inclassables: "Je n'ai jamais fait un festival d'été ici. La presse me dit discret, mais ma rareté n'est pas un choix: si on m'invite, je viens." Ce sera le cas, .. aux Bouffes du Nord, la salle où il débuta. Il y a trente ans déjà.
Jean-Yves Dana


20 MINUTES
19/04/2010

RENCONTRE
René Aubry donne un concert pour fêter ses trente ans de carrière et dix ans de scène.

COURS DE COMPOSITION AVEC UN AUTODIDACTE

Depuis trente ans, René Aubry invente des chansons sans paroles au style absolument inclassable.
Invraisemblable inventeur d'atmosphères, ses mélodies venues d'on ne sait où ont séduit, par le passé, le monde de la danse et habillé les spectacles de Carolyn Carlson, Pina Bausch ou Philippe Genty. Mais c'est dans un "contexte sans images" que René Aubry s'amuse le plus. De ses 14 albums, on ne peut retenir un style plutôt qu'un autre. Rock de chambre, classique électrifié... Sa musique est une énigme. Le compositeur ne fait pourtant aucun mystère de sa recette: "
Je peux vous montrer si vous voulez ?". On veut.

Le temple de la bidouille.

C'est parti pour une visite guidée de sa maison, située dans le quartier dit de "La campagne à Paris", et qui abrite un studio où le compositeur multi-instrumentiste est ingénieur de son propre son. "Bon, tous les matins j'allume tous mes trucs." Ses "trucs": un ordinateur, des micros, des amplis et quelques engins. "Après, j'improvise avec moi-même. Je prends une base rythmique ou une boucle mélodique toute simple. Je tâtonne, j'essaie des trucs. Parfois, j'abandonne un morceau et je le mets dans une poubelle que je ne vide jamais." Les autres seront tous enregistrés. Pas de rebut chez Aubry. "Finir un morceau, ça peut aller très vite ou prendre des années. il n'est vraiment terminé que quand il est sur disque. Et là, je ne l'écoute presque plus, ça ne m'intéresse pas vraiment un morceau que je ne peux pas bidouiller. Avant, j'aimais bien triturer les bandes magnétiques, mais bon, c'était quand même limité... La technologie me fait gagner un temps fou."

Sans limite donc, René Aubry ne cesse jamais d'expérimenter. "En ce moment, j'explore des choses plus électriques, plus éthérées, plus simples aussi. Je compose en fonction du moment. Et en ce moment c'est pas terrible..." Silence. Même si il y met de la bonne volonté, René Aubry peine à être clair. "Je n'aime pas les musiques narratives. Et donc, j'ai du mal à parler des miennes. C'est intuitif, presque anecdotique. Par exemple, j'adore Philip Glass, mais je ne lis jamais les tartines de textes qu'il écrit pour expliquer chacun de ses morceaux. Ça ne m'intéresse tout simplement pas."
Benjamin Chapon

BONNES BOUFFES
"Oh, ça va être simple", prévient René Aubry à propos du concert de ce soir aux Bouffes du Nord.
Entouré de ses six musiciens habituels, il piochera parmi les cinquante morceaux créés pour la scène, lors des rares concerts donnés depuis dix ans.
"C'est du tout acoustique, mais on s'amuse bien quand même".


VSD
14/04/2010

CÉLÈBRE INCONNU

On a tous entendu du René Aubry sans le savoir. Ses thèmes musicaux ont largement été repris dans les génériques des émissions de TV ou de radio.
Entre deux concerts à travers le monde, le guitariste s'arrête à Paris, le temps d'une seule soirée.


METRO
14/04/2010

Mélodiste hors-pair, cousin de Nino Rota et grand-frère de Yann Tiersen, René Aubry ravit ses fans par de rares concerts en septet.


TÉLÉRAMA SORTIR
14/04/2010

TTT
Le compositeur, qui a beaucoup travaillé pour le cinéma et la danse, notamment sur les ballets de Carolyn Carlson ou de Pina Bausch, parvient à inventer une étrange poésie musicale. A la manière d'un Comelade, il dessine des notes pleines d'images et de mélancolie.


L'HUMANITÉ
09/04/2010

LES BELLES MUSIQUES SANS PAROLES DE RENÉ AUBRY
Compositeur inclassable, il écrit des mélodies suaves et joyeuses, légères comme une brise estivale qui soulève les jupes des filles.

René Aubry compose depuis des lustres. Pour Carolyn Carlson ou Philippe Genty. Il a signé quelques musiques de film dont celle de Malabar Princess. Ce n'est donc pas un perdreau de l'année, lui qui compte plus d'une quinzaine d'albums à son actif. Aubry est un musicien discret qui écrit ses musiques loin des sunlights. Et il semble qu'en France, on aime, de loin, les Joseph Racaille, Pascal Comelade, Albert Marcoeur et autres Yann Tiersen (mais on se pâme devant Nino Rota, allez savoir pourquoi lui et pas les autres) car c'est de cette famille là que l'on parle, de celle de ces compositeurs qui font chanter les notes, savent écrire sur une portée des mélodies dont le souffle et le rythme et les contretemps se passent de mots tant les partitions se suffisent à elles-mêmes pour nous raconter des histoires.
Musicalement, c'est léger comme une trille de printemps, soyeux comme une brise d'été, joyeux comme une clarinette qui se moque du hautbois, indiscipliné comme un vieux banjo revêche à l'air du temps.
Aubry a l'art de trousser des ritournelles qui longtemps vous trottent dans la tête, que l'on sifflote gaiement même si le temps n'est pas à la légèreté.
C'est là la force de sa musique : elle vous donne le courage d'aller de l'avant, d'apprendre à regarder un ciel d'orage comme un cadeau du ciel, de sourire au chaland qui passe.
La musique d'Aubry résonne comme une fenêtre ouverte sur un monde où l'humanité triomphe, encore et toujours de la grisaille et de la mocheté. On écoute, on fredonne, et c'est la part d'enfance enfouie chez chacun de nous qui ne demande qu'à retrouver de sa verve. Ses apparitions sont rares. Raison de plus pour ne pas louper ce rendez-vous avec un musicien fantaisiste et illusionniste.
Marie-José Sirach


PARISCOPE
14/04/2010

Compositeur et musicien prolifique, René Aubry a à son actif seize albums depuis 1983. Sans oublier ses collaborations avec Catherine Ribeiro, les chorégraphes Carolyn Carlson et Pina Bausch, une Victoire de la Musique dans la catégorie "classique et jazz" en 1988 et l'inclusion de ses morceaux dans la b.o. du film "Malabar Princess".
Artiste effacé, il ne s'affiche sur scène que depuis 1994, date de son apparition dans un festival italien aux côtés de David Byrne et Philip Glass.
Certains de ses albums sont complexes, parsemés de touches classiques, exotiques et modernes sur l'écrin d'harmonies lumineuses. Lesquelles ressortent davantage en concert et sur certain de ses disques : "
Plaisirs d'amour", "Invités sur la terre" et le dernier, "Playtime", captation d'un concert acoustique en septet. C'est là que s'élève le parfum du jazz manouche et c'est dans cet esprit que ce multi-instrumentiste, tenant aussi bien le manche d'une guitare, d'un bouzouki ou d'un banjo, revient flatter de ses douces mélodies l'oreille des spectateurs.
L'accompagnent le contrebassiste Marco Buronfosse, le guitariste Marco Quesada, le percussionniste Antoine Banville, le clarinettiste Daniel Beaussier, le pianiste Stefano Genovese et le violoniste Jean-Marc Ladet.

CONCERTS EN 2008

ALBUM "PLAY TIME"

REVUE DE PRESSE

LA RÉPUBLIQUE DU CENTRE
22/11/ 2008

Musicien et compositeur.
René Aubry charme en plein coeur :
Enthousiasme et ferveur. C'est un public debout qui applaudit le septet de René Aubry à la fin du concert donné, vendredi (Saint-Jean de la Ruelle), à la salle de spectacles stréoruellane.
Ouvert sur une note d'émotion, la dédicace de cette soirée à la comédienne Marie Landais par Michel Labrette, programmateur, le set captive d'emblée.
"
Sirtaki à Helsinki", "Rose", "Prima Donna" sont les premiers titres que donne le compositeur qui ne cesse de charmer 250 fans au fil de vingt mélodies que l'on retrouve sur son nouvel opus "Play Time".
Poésie ininterrompue sans paroles, valse intemporelle, tango improbable, mélancolie frémissante, jazz haletant, débordements free: tels sont les atours de ces compositions où l'alliage de timbres est le fruit de musiciens multi-instrumentistes orfèvres. Alto et violon, haut-bois et clarinette, contrebasse et guitare, percussions et mandoline sémillante s'unissent pour une envoûtante rumeur musicale.
Un pur bonheur.
Jean-Dominique Burtin


LIBÉRATION
3 /07/ 2008

Inclassable, c'est l'étiquette qui colle à René Aubry.
Collaborateur des chorégraphes Carolyn Carlson ou Pina Bausch, du marionnettiste Philippe Genty, ce musicien audacieux picore dans divers univers: classique, jazz, cinéma, new age, pop, ballet. Avec vingt de carrière et 16 albums, les disquaires ne savent plus où le caser, ni les médias, alors que ce multi-instrumentiste a son public, fidèle à son éclectisme.
Compositions subtiles, thèmes oniriques, Play Time est inspiré des climats grecs, un brin manouche. Une pincée slave, un peu Nino Rota, le syncrétisme du jour est livré dès les premiers titres: l'entraînant Sirtaki à Helsinki et l'espiègle Prima Donna.
Aubry prend plaisir à brouiller les pistes entouré de six complices (guitare, bouzouki, mandoline, violon, contrebasse, piano, clarinette, clavier électrique).
Entre tempo apaisant, rythme puissant et sensualité.

TELERAMA SORTIR
19/03/2008
Musique :
L'homme qui rend fou tous les disquaires
René Aubry, compositeur méconnu et inclassable de "chansons sans paroles"
L'homme est un peu chat, l'oeil en amande et le regard vigilant, l'attitude réservée, la voix feutrée.
Le compositeur au catogan, aux seize albums, dont le dernier
Play Time, vient de sortir. l'artiste sans étiquette fait perdre la tête aux disquaires. En produisant depuis vingt-trois ans, selon son état d'esprit et sa vie du moment, des mélodies apaisantes, rythmiques, puissantes, mélancoliques, enjouées, planantes...., il a barboté dans les bacs "musique classsique", "world", "jazz", "variété française", "new age", "rock", "ballet". Sans s'interdire ni le son purement acoustique ni les vibrations électriques, René Aubry draine un public curieux qui le suit et le ravit. Les médias sont bien plus frileux. Ce manque de visibilité, qui le chagrine un peu, est le prix d'un Libre Parcours (titre symbolique d'un disque en 1988) qui privilégie l'instrumental, "les chansons sans paroles". "J'aime laisser la musique exercer son pouvoir, elle suffit à inspirer des images, à faire surgir des univers."
C'est ce qui a séduit, dès 1979, la danseuse et chorégraphe Carolyn Carlson, devenue un temps compagne de vie, restée partenaire de création. Avec elle, Aubry a vécu trois ans à Venise. Pour elle, il a composé de nombreuses musiques de ballets (dont le célèbre
Signes, en 1997) en accordant sa poésie musicale à son art du langage corporel. René Aubry n'est jamais aussi expansif qu'avec ses instruments. Qu'il gratte une guitare, caresse une mandoline, taquine un banjo ou bouzouki, il en pince pour les cordes.
Et depuis neuf ans, il "mutualise", ses talents avec des virtuoses du piano, du violon, du saxophone, de la contrebasse, des percussions... Ce septet donne le tempo de
Play Time, album compilant dix-huit thèmes chers à Aubry (dont des must comme Blue Lady, écrit pour le solo du même nom de Carolyn Carlson ; ou Steppe, générique de l'ancienne émission Bas les masques).
Et il se reforme sur la scène non sonorisée de la Reine Blanche pour célébrer l'amour d'une musique qui a le bon goût d'être puriste sans verser dans l'élitisme.

LE FIGARO
21/03/2008
Sans les mots :
René Aubry à la Reine Blanche.
Musique :
René est un des praticiens les plus reconnus d'une musique qu'on peine toujours à qualifier et à décrire. On n'appelle plus ce domaine "nouvelles musiques", tant le vocable est devenu vain., mais on ne sait guère faire autrement que la définir par approches successives : une musique instrumentale qui n'est habitée ni par le regard sarcastique de Pascal Comelade, ni par le spleen postmoderne de Yann Tiersen, ni par les mathématiques de Michael Nyman...
Après beaucoup de musiques de scène pour Carolyn Carlson ou Philippe Genty, René Aubry vole de ses propres ailes depuis quelques années. Pour accompagner la sortie de son nouvel album, Play Time (chez Hopi Mesa), René Aubry s'est installé sous le toit de tôle et entre les murs de pierre de la Reine Blanche, dans le quartier de la Chapelle - un lieu propice à l'entre-deux, au paradoxe, au dépaysement ambigu. Avec ses six musiciens, il joue des chansons pas chantables, des musiques sans film, des sensualités que tente l'abstraction...
On croit d'abord que l'on n'entendra qu'arbres en deuil et ciels d'hiver. Mais tout le calendrier se déploie, les robes à fleurs d'un dimanche de printemps et le ballet des abeilles sous juillet, la charmille bio et le bistro de vieux quartier. Car cette musique qui ne raconte rien explicitement finit par fabriquer des images avec une généreuse faconde.
Et on saisit enfin combien cette musique sans paroles est, moins qu'une austérité, une coalition de ferveurs ; du Erik Satie d'après Ennio Morricone, du Nino Rota d'après les Beatles, de la tarentelle d'après Philip Glass...
Aubry compositeur semble se méfier de la virtuosité individuelle et du solo spectaculaire. Toute sa musique est en motifs précisément pesés, en équilibres méticuleux, en lumières étagées ; une phrase de guitare acoustique tournant sur une rythmique retenue, puis un trait de clarinette basse ou un court discours de hautbois. Et, sans les mots, des émotions viennent serrer le coeur, emporter la conscience, ravir l'âme. Un curieux miracle.
Bertrand Dicale

LE PARISIEN
23/03/2008
MUSIQUE
magicien des sons
CONNU indirectement pour ses compositions qui otn accompagné de grandes chorégraphies pour Carolyn Carlson, Philippe Genty et plus récemment des films dont le fameux "Malabar Princess", René Aubry vient faire partager son univers de "chansons sans paroles" dans une série de concerts acoustiques inédits.
Grand musicien multi-instrumentiste, il allie harmonies classiques et orchestration contemporaine.
Accompagné sur scène de 6 musiciens, cet artiste, alchimiste discret de la musique, égrène des atmosphères sonores évoquant de lointains horizons. Ces variations virtuoses de sons et rythmes, jouant en puissance et en émotion, font surgir un défilé d'images. Mêlant cordes, cuivres et percussions, ces créations sensuelles et groovy au thème parfois obsédant tracent un parcours onirique qui vient délicieusement titiller l'imaginaire. Dans un cadre épuré avec, en arrière-plan, un mur de pierres, de subtils jeux de lumières complètent la note raffinée et intimiste de ce concert.


25/03/2008
Oeuvre sans paroles, débordante de moments de voyages musicaux et de subtilités sonores, la musique de René Aubry a une expressivité génératrice d'images, tout en mouvements, certains amples, certains presque immobiles.
Dans
Play Time, René Aubry retourne vers des compositions anciennes qu'il a interprétées seul, et les réinvente avec six musiciens.
La transformation est impeccable. En volutes acoustiques (cordes, percussions, clarinettes...) souvent venues des danses du Sud et cycles rêveurs, Aubry et ses camarades font passer envolées joyeuses et douce nostalgie avec un sens très affûté du jeu collectif.

LA TRIBUNE DE LA RÉGION MINIÈRE
26/03/2008
Une douce mélancolie :
J’écoute René Aubry depuis presque vingt ans et chacun de ses albums est l’occasion d’un plaisir renouvelé. Il a su créer un univers musical reconnaissable dès les premières secondes d’écoute tout en restant un compositeur discret: on ne le voit jamais sur les plateaux dérisoires où se fait l’actualité et pourtant sa musique est partout, discrète mais tenace, elle s’impose. Musiques de spectacle pour les chorégraphes Carolyn Carlson ou Pina Bausch, musiques de film (on se souvient peut-être de “La Révolte des enfants” en 1991, de “Killer Kid “ en 1994 et de “Malabar Princess” en 2004). En 1997, il donne “Signes” pour un ballet de Carolyn Carlson qui fut créé à l’Opéra Bastille: le disque éponyme fut couronné en février 1998 aux Victoires de la musique classique et du jazz… Ce touche-à-tout au talent incontestable n’est pas à un paradoxe près: en 1998 il sous-titre son disque “Plaisirs d’amour”, “Chansons sans parole”. Ou l’art de dire en peu !
Ce qui est remarquable dans son œuvre, c’est que toutes ses musiques se suffisent à elles-mêmes: musique de ballet ou musique de film se laissent écouter indépendamment des ballets ou des films. D’où sans doute, cette persistance dans la mémoire et la faculté - plastique pourrait-on dire - de s’adapter à toutes les situations. Mais René Aubry n’est pas seulement compositeur, il est aussi instrumentiste (dans
Play Time, son tout récent disque, il joue de la guitare, de la mandoline, du banjo et du bouzouki…) Ingénieur du son travaillant sur ses enregistrements, il mêle différents sons: harmonies classiques, instrumentation moderne et échantillons de voix. Son éditeur va même jusqu’à écrire: “Les archivistes s’arrachent les cheveux et il a droit à tous les rayons des disquaires: classique, ballet, new âge, musiques nouvelles, rock, variété française, musiques du monde…”

Un son reconnaissable disais-je plus haut. Certes, mais cela n’empêche pas que d’un album à l’autre, René Aubry surprend, se fait tantôt léger, élégiaque, tantôt triste ou sombre. C’est ainsi que “Seuls au monde” était un disque distillant une vision “alarmiste mais lucide de notre univers”, que “Mémoires du futur” était “un album sobre et dépouillé, aux visions mélancoliques”…
Play Time, après quinze disques, marque une sorte de pause dans le parcours de René Aubry; il reprend plusieurs de ses morceaux qu’il réinterprète avec les musiciens qui l’accompagnent habituellement sur scène… J’ai retrouvé à l’écoute sept ou huit thèmes que j’avais déjà entendus sur ses précédents enregistrements. (Mais, on le sait, la mémoire est sélective…)
Play Time est donc l’occasion rêvée pour découvrir René Aubry. D’accéder à un climat sonore atypique tant il ne ressemble à rien de ce qui se donne à écouter sur les ondes, tant il est à l’opposé du brouet sonore que nous servent à longueur de journées les grandes compagnies discographiques. C’est à un voyage à travers l’œuvre enregistrée que nous invite ce disque. Si la musique est volontiers légère et enjouée, on retrouve “Chaloupée” de l’album “Seuls au monde” avec ses accents un peu sombres… Et surtout, c’est le plaisir qui domine l’écoute, un plaisir que je rencontre rarement dans la production actuelle. C’est sans doute que René Aubry n’est pas un industriel, un fabricant de musique à consommer, mais tout simplement un artiste qui a une certaine sensibilité à partager avec son semblable…
Une douce mélancolie!
Lucien Wasselin

L'YONNE RÉPUBLICAINE
19/04/2008
Notre coup de coeur :
L'épure des sons.
Pour peu qu'il pleuve ou qu'il vente - et la coutume semble installée - René Aubry est un baume.
Depuis plus de vingt ans, le compositeur et multi-instrumentiste, compagnon de route de Carolyn Carlson et de Philippe Genty, chemine aux marges de la célébrité.
Pourtant, nombreux sont ceux qui, un jour, ont écouté, ravis, l'une de ses "chansons sans paroles". C'était au détour d'un film, d'un documentaire, d'un ballet...
Des mélodies apaisantes, des volutes joyeuses et des vibrations prolongées, assemblées au gré des humeurs de l'artiste et qui génèrent de douces images.
Même lorsqu'il est chagrin, Aubry ne transmet jamais le bourdon. Ainsi "
Play Time", son dernier album, est-il à son image: élégant.
Entouré de six musiciens qui l'accompagnent sur scène, René Aubry revisite 18 thèmes qui lui sont chers.

On ne s'en lasse pas.

PRESSE OCEAN
24/04/2008

René Aubry "Play Time"
L'album magique :
C'est une petite perle à glisser entre toutes les oreilles du monument que ce "Playtime", non pas de Jacques Tati mais du musicien René Aubry, populaire et discret s'il en est, avec quinze albums à son actif et de multiples collaborations de haute tenue, dont Philippe Genty et Carolyn Carlson.
"
Playtime" donc pas un film mais un CD, un disque salutaire et sautillant comme un jour après la pluie.
Pour le mener à bien, le multi-instrumentiste René Aubry a convoqué et boosté ses amis musiciens de scène, que sont Marc Buronfosse (guitares), Marco Quesada (contrebasse), Antoine Banville (percussions), Daniel Beaussier (clarinette, hautbois, saxo), Stefano genofese (piano) et Jean-Marc Ladet au violon.
Ca donne cette épatante galette complète de titres/thèmes auxquels il ne nous manque plus que les images.
De "
Sirtaki à Helzinki" à "Blue Lady" en croisant "Ne m'oublie pas" et "Les Sept Erreurs", René Aubry, petit prince de la mandoline et autres bouzoukis, artisan de la mélodie, invite à le suivre sur cette nouvelle route musicale, un univers tellement à part qu'il balaye toute étiquette.
Une perle, on vous l'assure.


L'EST RÉPUBLICAIN
6/04/2008
Mélodies intenses :
La construction musicale est toujours aussi subtile, élégante surtout derrière une apparente légèreté. Les ciselures de cordes, rencontre plus qu'harmonieuse entre mandoline et guitare, suggèrent des atmosphères partagées de sentiments crépusculaires à ces matins de belle saison où tout semble rayonner, fait pour que s'installe une paix intérieure.
Il existe un son Aubry, perceptible dès son premier enregistrement, voilà vingt ans, et qui n'a fait que s'enrichir, s'affiner au fil du temps.
Ses mélodies, porteuses également d'images, semblent faites pour le cinéma tant elle suggèrent, ont la capacité d'aller chercher au fond de chacun de nous des souvenirs intenses bien qu'enfouis.
Il s'agit certainement de la plus belle réalisation de ce Vosgien d'origine dont les partitions ons accompagné la chorégraphe étoile Carolyn Carlson, les spectacles du maître marionnettiste Philippe Genty.
Les illustrations du livret aussi raffinées que la partie musicale, une parfaite communion, sont signées Lorrenzo Mattoti.
Jean Paul Germonville

JOURNAL DU DIMANCHE
9/03/2008
Musicien aussi discret que talentueux, compositeur de "chansons sans paroles" pour le cinéma et la danse (les ballets de Carolyn Carlson, Pina Bausch), René Aubry livre une oeuvre de toute beauté, virtuose, ludique et généreuse, guitares acoustiques, mandolines, clarinettes, hautbois, bouzouki et violons s'entrelacent au fil des dix-huit compositions raffinées et riches en climats évocateurs.
A noter la pochette signée du peintre Lorenzo Mattoti, réalisateur du film d'animation Peur(s) du noir.

LA DÉPÊCHE DU MIDI
16/03/2008
Ceux qui fréquentent la salle d'Odyssud, à Blagnac, savent combien sa musique est belle et hypnotique.
René Aubry qui a notamment signé les musiques de Carolyn Carlson, Pina Baush ou Philippe Genty, annonce, pour le 3 mars, la sortie de son nouvel album "Play Time",..
Au menu: 18 des thèmes qu'il affectionne, avec les musiciens qui l'accompagnent sur scène et notamment, du 12 au 30 mars au Théâtre de la Reine Blanche à Paris pour une quinzaine de concerts sans micro !

Il faut aussi savoir que René Aubry a reçu tout récemment, au Festival du film de télévision de Luchon, le Prix de la Meilleure musique de film pour le téléfilm "Sous les bombes", à sortir le 17 avril sur Arte.

L'UNION
16/03/208
L'inclassable René Aubry revient avec un 16° album et pas moins de 18 morceaux. Comme si le fidèle compositeur de Carolyn Carlson et de Philippe Genty avait voulu y faire entrer le plus possible de lui-même.
L'album apparaît comme un voyage à travers sa propre oeuvre.
René Aubry a repris son fameux "
Steppe" (le générique de l'émission télé Bas les Masques sorti en 1990), "Après la Pluie", "Zig Zag", "Chaloupée", "Dare-dard", etc.
Des thèmes qu'il affectionne pariculièrement ; ceux qui font que l'on reconnaît son style dans les dix premères secondes.
Contrairement à de précédents albums dans lesquels il jouait de tous les instruments, René Aubry s'est cette fois entouré de six musiciens pour la plupart issus du jazz.

On est loin d'une compilation. Tout est réinterprété, souvent épuré.
Patrick Flaschgo

PARIS Capitale
Mars 2008
Tout le monde a en tête un air de René Aubry, compositeur inclassable qui, tel Jean-Philippe Goude ou Pascal Comelade, voit fréquemment ses musiques utilisées à titre d'illustration sonore à la télé ou à la radio. Collaborateur à la scène de Carolyn Carlson, Pina Bausch ou Philippe Genty, il développe depuis plus de vingt ans sa propre esthétique, ciselant des chansons sans paroles et mélangeant tous les genres musicaux existants avec délicatesse.
Ce pinceur des cordes (guitare, mandoline, bouzouki, banjo) s'est assez peu produit en concert. Il rattrappe le temps perdu avec cette longue série de concerts.

LA VOIX DU NORD
7/03/2008
Il a composé des musiques de spectacles pour Carolyn Carlson, Pina Bausch, Philippe Genty, ainsi que d'innombrables musiques de films.
Dans son dernier album, René Aubry revisite en compagnie d'un orchestre complice sa carrière de compositeur de "chansons sans paroles".
Entre Tati et Fellini, entre Satie et Rota, Play Time est la bande-son imaginaire d'un musicien funambule, adepte des folklores sans frontières, des bricolages sonores et des chemins de traverse mélodiques.
C'est d'une poésie libre et fine, c'est léger et subtil, à l'image de la belle pochette de Lorenzo Mattoti.

PARIS PANAME ET MEDIAS ILE DE FRANCE
12 / 03/2008
Le coin des disquaires :
Compositeur, multi-instrumentiste et ingénieur de son propre son, René Aubry est un autodidacte...
Avec 15 albums à son actif, cet artiste complet, populaire, prolifique et discet a composé pour
Pina Bausch et Phiippe Genty mais aussi pour le cinéma.
En solo puis accompagné de son septuor,
René Aubry a sillonné l'Europe et cette année nous offre son tout nouvel album Play Time.
C'est riche et varié, tantôt ballet, tantôt variétés mais tout autant rock que musique du monde, 18 thèmes qui lui sont chers pour 18 titres hauts en couleur!

L'ECHO RÉPUBLICAIN
21/03/2008

René Aubry ou la musique contemporaine à la portée de toutes les oreilles. Car lorsque certains s'enferment dans des improvisations torturées compréhensibles par 1/1000e de la population mondiale, le compositeur-multiinstrumentiste offre à l'auditeur une musique intelligemment ambitieuse mise au service de spectacles et du cinéma. A l'écoute de Play time, pour lequel il a réenregistré 18 des thèmes qui ont jalonnÈs sa carrière, une chose saute immédiatement aux oreilles : René Aubry a été Yann Tiersen avant Yann Tiersen. Réalisateur d'un cinéma musical où les images sont remplacées par les notes, il partage avec son jeune collègue le talent rare de proposer une musique accessible qui ne tombe pourtant jamais dans la facilité. Joyeusement rafraichissant.


L'HÉRAULT DU JOUR

23/03/2008

Dans les bacs :

Au fil des ans, chaque nouvel album de René Aubry forme, avec les précédents, un ensemble cohérent que d'aucuns appellent une oeuvre. De fait, les douces mélodies qui s'agrègent en boucle, au gré d'harmonies suaves et d'instrumentations fines, portent la signature d'un auteur immédiatement identifiable. Dix-huit titres s'enchaînent aux anneaux d'un tendre colleir de textures sonores évoquant, de-ci de-là, presque imperceptiblement, la Grèce du bouzouki, le Caucase et son doudouk et d'autres paysages imaginaires ("Blue Lady", "Demi-lune"....). Aux sons de guitares acoustiques, clarinette, hautbois, violon, pianos et percussions légères, l'atmosphère doucement nostalgique ou souriante 'est jamais pesante et semble idéale pour une chorégraphie.

René Aubry, biographie

Concerts en 2010-2011

Extraits musicaux

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